Recherche DCP [SHORT] - A qui la faute de Anne-Claire Jaulin

MOSS

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Re: Recherche DCP [SHORT] - A qui la faute de Anne-Claire Ja

Message » sam. 28 mai 2016 - 17:12

Mais je ne dis pas que c'est une bonne idée de projeter un bluray, même très officiel, je déteste la vidéo sous toutes ses formes en contexte pro. ça m'angoisse :mrgreen:
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!

darklover

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Message » sam. 28 mai 2016 - 17:15

Oui en effet, je pensais qu'on parlais d'un blu-ray du commerce. ;)
cette année pour un très grand marché du film j'ai projeté des blu-ray "special festival" pour cause de DCP non disponible.. çà dépanne c'est sur...

affiche-cine

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Message » sam. 28 mai 2016 - 19:18

Pour ma part, je pensais plutôt à la logique qui a présidé au développement de la technologie Bluray.
Je peux me tromper mais il me semble que le Bluray n'a originellement pas été pensé pour un usage professionnel mais uniquement domestique.
Pour le broadcast on utilisait déjà le béta numérique. D'ailleurs, les serveurs des salles de cinéma actuelles savent-ils décoder les fichiers de Buray ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Disque_Bl ... upports_HD

Benjeta

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Message » sam. 28 mai 2016 - 19:36

Hé bien, le sujet fait réagir.
Pour vous dire, j'ai contacté le distributeur et j'ai pu avoir une copie à temps.
En aucun cas je n'ai voulu nuire à qui que ce soit vu que je devais le projeter... Je demander pour savoir si il y avait un lien ou quelqu'un qui aurait bien voulu le partager vu qu'il est sans cryptage qui plus est.
Mais vous pointez du doigt des sujets épineux 003654
Et ça me rends curieux de voir le dénouement.
Edit : @Affiche-Cine, avec le scaler nous pouvons projeter BD et DVD. N'importe quelles sources HDMI ou DVI. Mais uniquement du DCP pour le serveur en lui même.

Coeur Noir

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Message » dim. 29 mai 2016 - 1:55

penny-lane a écrit :on n'est pas OBLIGE de passer un film ! On fait des choix... Si un support, un film n'est pas disponible, et bien, on en choisi un autre, c'est tout
Oui et non. Si on veut absolument ce film et pas un autre ? Parce qu'il colle pile-poil à l'événement, la thématique, le délire ambiant… Un film ≠ un autre film. Point. Comme les supports, ça n'est pas équitablement échangeable. Et je donne volontiers la priorité à l'œuvre plutôt qu'au support - au risque d'une projection moins irréprochable mais qui gardera du « sens ».
penny-lane a écrit :Rappelons que la loi date d'un moment où il n'y avait à priori que de l'argentique, il serait peut-être intéressant de revoir les droits d'exploitation et de les assortir d'obligations de supports.
je ne saurais pas dater avec précision mais au contraire c'est récent - moins de dix ans au pif - avant une certaine refonte du code de l'industrie cinématographique car c'était la croix la bannière pour les salles quand elles souhaitaient projeter une œuvre dont le support n'était pas directement géré par le distributeur des droits salle. Et cet assouplissement a été appuyé par les ayants-droits (producteurs, réalisateurs, distributeurs…) qui ne percevaient rien sur les séances dites "sauvages"… (séances hors exploitation commerciale classique, pas forcément des cinémas, donc.) Voir la remarque de darklover sur les gestionnaires de droits selon les types d'exploitation, c'est un peu moins compliqué aujourd'hui - à condition qu'il existe un ayant-droit pour le film - ce que le cnc répertorie plutôt bien via rpca et cinedi.

Mais bon l'essentiel c'est que Benjeta s'est tiré d'affaire, par le haut ;-)

Phane

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Message » dim. 29 mai 2016 - 14:25

darklover a écrit :Franchement pas certain que le blu-ray soit un format d’exploitation.
A noter qu’un distributeur n’a les droits commerciaux que pour un type d’exploitation, en l’occurrence les théatres cinématographiques. On peut trouver le film sur d’autre support avec d’autres distributeurs , mais là on ne pourra pas sortir de billet CNC.

MOSS a écrit :A partir du moment ou un distributeur te propose le choix entre un DCP et un BluRay pour projeter son film, le bluray devient un support d'exploitation non? Je parle de vrais BRD de diffusion (avec du noir au début, une seule version...) pas du fait de te faire acheter un bluray au rayon d'un magasin, avec menu, choix de la langue etc.

Souvenirs, souvenirs...

Les 3 films ont été diffusés en Blu-ray VF grand public, fournis par l'organisateur...
15€ le ticket avec p'tit dèj', réservation AlloCiné disponible, salle comble, what else ???...

Les nuits à thèmes suivantes ont vu apparaître des supports alternatifs type 35mm...

@affiche-cine : l'option 16mm a été abandonnée.
La consommation énergétique du projecteur avoisinait le Gigo-Watt... ;-)

http://www.fantasy.fr/articles/view/18531/retour-vers-le-futur-au-max-linder

http://www.retourverslefutur.com/news_nuits_bttf.html

Image
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affiche-cine

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Message » dim. 29 mai 2016 - 15:13

moi, j´aurai tendance a dire que la "fin ne devrait pas justifier les moyens".
Dans mon domaine, par exemple, il me serait probablement très profitable de vendre des reproductions (légales) de l´affiche de pulp fiction, mais je ne le fais pas car l´authenticité mon catalogue et l´identité de mon commerce en prendraient un coup...

MOSS

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Message » dim. 29 mai 2016 - 15:45

Moi personnellement, je trouve qu'un DVD projeté sur mon écran de cinéma, c'est certes moins beau qu'un DCP, surtout en scope et en couleurs, mais c'est tout de même 1000 fois mieux que le même DVD chez moi. Du coup, en tant que spectateur, je ne rechignerais pas vraiment à payer pour une séance. J'avoue. :oops:
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!

diproj

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Message » dim. 29 mai 2016 - 16:07

Ce n'est pas tout a fait la même problématique car les affiches que tu vend t’appartiennent (si tu n'avait pas d'autre choix que de vendre des reproductions légales et rien d'autre quelle serait ta position) dans notre cas nous somme en location d'un contenu. Et nous n'avons pas le droit de le louer ailleurs que chez un fournisseur donné. Donc je ne suis pas vraiment libre. Le distributeur a le monopole du produit,pas possible pour nous de faire jouer la moindre concurrence. Alors la question reste de programmer ou pas un film . Mais nous sommes aussi des prestataires de services quand une association, une école , un festival, te demande une projection ou tu refuse en disant que le support n'est pas utilisable (chose que je faisais a l'époque du 35mm quand on t’annonçait des copie état 4 ou 5) mais si un support existe qu'un distributeur a les droits de diffusion que techniquement tu peux assurer la projection et que le client est prévenu je ne vois pas comment tu pourrais refuser.Dans un commerce lambda cela serait assimilé a un refus de vente.
j'ai eu le cas il y a pas très longtemps j'avais le choix entre une copie 35mm et un blouré le réalisateur m'a demandé de passer le blouré car il connaissait l’état de la copie 35mm
festival Arménie 2016: film: L'armée du crime, réalisateur: Robert Guédiguian
j'ai donc rippé le blouré encodé celui-ci et reçu les félicitations et les remerciements de Mr Guédiguian qui a présenté son film a des lycéens. Le fichier a été effacé en sa présence après la projection. Un bordereau a été édité et un distributeur a été payé.Actuellement il ne reste plus que 2 supports sur ce film un 35mm état limite destruction et un blouré.
003654
" Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse ." Woody Allen.
Avec toutes les horreurs que l'homme commet au nom de Dieu il ne va rien rester pour le diable.

MOSS

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Message » dim. 29 mai 2016 - 16:39

Merci de faire remonter ce genre d'expérience et le retour du réalisateur diproj. Il y a aussi des réalisateur contents. On le sait moins mais il y en a. Et quand on me dit que la proj est nickel, greg72, je reçois le compliment, mais en expliquant aussi que ce n'est pas que grâce à moi, mon argumentaire va dans les deux sens: Je ne suis que projectionniste, à partir du moment où je fais de mon mieux - ça va sans dire - avec ce qu'on met à ma disposition, mes responsabilités sont limitées dans le positif comme dans le négatif. :wink:
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penny-lane

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Message » dim. 29 mai 2016 - 21:48

Coeur Noir a écrit : Si on veut absolument ce film et pas un autre ? Parce qu'il colle pile-poil à l'événement, la thématique, le délire ambiant… Un film ≠ un autre film. Point.


Bah dans ce cas tu le passes, mais tu dis à ton public comment et pourquoi. Mais je serais curieuse d'un exemple de film irremplaçable (dans le cadre d'une programmation, soyons clairs ! Jamais je ne sous-entendrais que 2 films sont exactement semblables).

Victoria5

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Message » lun. 30 mai 2016 - 11:05

Il est sympa ce sujet de discussion… :lol:

Encore une fois, Coeur Noir, tu fais une fixette sur les droits perçus, et non sur le droit moral afférent à toute oeuvre : si un réalisateur ne désire pas que son film soit projeté en DVD, tu violes le code de la propriété intellectuelle en le projetant ainsi, même si tu verses les droits d'exploitation.


De mon expérience, 99% des réalisateurs préfèrent que leur film soit diffusé, quel que soit le support. Mais ils préfèrent évidemment que cela se fasse avec le support offrant la meilleure qualité possible.
Encore une fois, en exploitation "normale", c'est un DCP qui est diffusé, le DVD ou d'autres supports ne le sont que pour dans des circonstances exceptionnelles : évènement unique, festival, projection pour scolaire ou CE, et en l'absence d'autre support.

Neldesse

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Message » lun. 30 mai 2016 - 13:12

(Ma réponse est un peu une réponse à tout ce que j'ai lu sur ce topic)

Alors je vais repartir dans le domaine de la "qualité" de projection d'un support alternatif au DCP... mais au delà de l'image, il y a le son !

Je devais m'occuper d'une séance pour un festival de courts métrage, sauf que l'un d'entre eux ne fonctionnait pas. J'ai récupéré un fichier HD sur internet pour le convertir en DCP avec un petit mixage son 5.1 histoire d'avoir un truc potable.
Le jour du festival arrive, j'explique à la réalisatrice que j'ai dû bricoler un DCP maison etc...
Et elle me sort un DVD en disant "attendez, j'ai amené le DVD, en plus le son sera meilleur !"
Tant bien que mal, j'ai essayé de lui expliquer que le son ne sera pas meilleur car notre branchement au niveau du lecteur DVD/BR ne nous permet pas de faire autre chose que du Droite/Gauche ( oui oui, vraiment).
Et pour être aller en salle pour vérifier, oui, le son était vraiment pas terrible. L'image était acceptable.

A contrario, hier par exemple, dans le cadre d'un festival toujours, on a projeté un DCP vraiment dégueulasse, on avait l'impression de regarder une vidéo youtube en 144p. En revanche, le son était plutôt bon....

Enfin bref, perso je pense qu'on aura beau avoir un matos digne de ce nom, si la source n'est pas bonne on ira pas bien loin niveau qualité. Que ce soit un DCP encodé à partir d'une vidéo elle même encodée de manière douteuse ou un DVD/BR...

Mais j'ai constaté que depuis quelques temps, on a de plus en plus de DCP lors des séances spéciales ou des festivals. Peut-être un jour nous ne verrons plus de DVD/BR dans nos cabines... Ce qui voudrait dire qu'un grand nombre aura enfin compris que désormais, le support cinéma, c'est le DCP :)

Romualdzzz

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Message » dim. 7 août 2016 - 11:08

On est aussi dans une période transitoire (oui, oui, encore).
Les salles ont basculé vers le 100% numérique, mais le catalogue pas encore...
Y'a des subventions pour les films antérieurs à 2000, mais les critères d'attribution sont assez opaques. On avait soumis un film il y a quelques années. pas un euro de subvention. Juste une avance remboursable.

On (le distributeur) a en général les droits pour une durée de 10 ans, 15 ans, renouvelable selon conditions. Aujourd'hui on est face a un dilemme :
- On a fait détruire 95% des copies 35mm parce qu'elles ne servaient plus. les copies restantes ont été choisies au pif. (pas de vérif pour vérifier lesquelles on garde c'était trop coûteux. Et on s'aperçoit que beaucoup de copies gardées sont en très mauvais état.
- Si on a les droits d'un film même pour 10 ans encore. Vais-je investir 40k€ pour remasteriser le film, sachant que le producteur récupérera les droits ensuite (et la remasterisation qui lui appartiendra).

Attention, je ne remet pas la responsabilité sur le producteur, lui-même fait également face au même dilemme : des travaux coûteux pour un film qui ne génère presque plus de revenu (s'il en générait la question ne se poserait pas).

Alors à défaut de support non disponible, c'est la jungle.

Mais quand même une copie 35mm c'est quand même beaucoup, beaucoup mieux qu'un DVD... l'image entrelacée, le gamut hyper limité, sans compter le mix à 25ips. Harmonisé ou pas ? compression dynamique ou pas ? Et puis qu'est-ce qui arrive dans les enceintes ? Quelqu'un parlait du stéréo parce que niveau câblage c'est tout ce qui était possible.
J'emetterais les même réserve sur les DCP maison. A quelle cadence ? Quid de la conversion de gamut ? Du ratio image (qui n'est souvent pas respecté sur les premières editions DVD - heureusement une époque révolue). Quid du son ?

En fait la position doit être une position de principe. On doit autoriser les supports dit cinématographiques pour une exploitation cinématographiques. Un 35mm ou un D-cinema,c'est forcément installé par un installateur. C'est tout ce que le distributeur a besoin de savoir.
Alors on pourra dire que c'est mal installé, et qu'un DCP maison pourra être bien fait. peu importe, si on rentre dans ces considérations c'est un débat sans fin.

penny-lane

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Message » dim. 7 août 2016 - 17:25

Romualdzzz a écrit :- On a fait détruire 95% des copies 35mm parce qu'elles ne servaient plus. les copies restantes ont été choisies au pif. (pas de vérif pour vérifier lesquelles on garde c'était trop coûteux. Et on s'aperçoit que beaucoup de copies gardées sont en très mauvais état.
- Si on a les droits d'un film même pour 10 ans encore. Vais-je investir 40k€ pour remasteriser le film, sachant que le producteur récupérera les droits ensuite (et la remasterisation qui lui appartiendra).


Tu peux donner un ordre d'idées du nombre de copies détruites/restantes ?
Je comprends les questions de cout, mais je trouve ça affligeant que les distribs envoient des copies au pilon sans vérif', alors qu'elles pourraient être récupérées par des collectionneurs/associations, qui permettraient d'éventuellement sauver les copies en bon état.