Cherche encodeur DCP

grolem

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Re: CHERCHE ENCODEUR DCP

Message » mer. 8 févr. 2012 - 20:29

miclav a écrit :Nom de nom, ça fritte aussi de ce coté là!

Bah... c'est pleine lune ce soir...

Bienvenue aux sans le sou

je plussoie!
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Coeur Noir

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Message » mer. 8 févr. 2012 - 21:11

Madison a écrit :une question me brûle les lèvres : Es-tu rémunéré par quelqu'un, pour tous ces DCP fournis ???
oui - reste à savoir à l'usage comment ça peut se contractualiser, la régie pub locale prenant forme peu à peu.
MadiSon a écrit :Du temps du 35 mm, je ne pense pas que tu aurais mis une développeuse + une tireuse dans ton salon ( remarque idiote de ma part, je sais... :oops: )
C'est loin d'être une remarque idiote, juste l'illustration que du temps du 35 je n'aurais jamais pu faire ce que je fais aujourd'hui.

Par contre, je suis quasiment sûr d'être un moins bon projectionniste aujourd'hui : suis incapable pour l'instant sur un projo num. de règler une colorimètrie, convergence, intensité de xénon... faute d'outils (?) et de formation. C'est l'installateur qui fait.

Mais comme déjà évoqué ailleurs, ma façon d'aborder le métier semble marginale car en 15 ans j'ai toujours été partagé entre projection, animation, médiation, prog', etc...

Madison

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Message » mer. 8 févr. 2012 - 22:40

Je te remercie pour ta réponse, Coeur Noir. Oui, ta façon d'aborder le métier semble marginale, mais j'ai bien l'impression, dans le contexte actuel, que cela va être la meilleure façon de le vivre, ce métier, simplement cela ne se prête pas à toutes les formes d'exploitation. :|
Coeur Noir a écrit :Par contre, je suis quasiment sûr d'être un moins bon projectionniste aujourd'hui : suis incapable pour l'instant ( ... ) C'est l'installateur qui fait.

Dans les grands circuits, nombreux sont les projectionnistes qui ont accepté de " prendre le tournant du numérique ", et qui maîtrisent un certain nombre de réglages, MAIS pourtant on entend dire que le métier est bel et bien mort ET qu'à l'avenir toute la maintenance sera confiée à des sociétés extérieures : les compétences développées en interne ne serviront donc, bientôt, plus à rien. :evil:
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Coeur Noir

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Message » mer. 8 févr. 2012 - 23:18

Mmmm... je crois que c'est ce qui séparera de plus en plus les "gros" circuits des autres : eux ont le poids financier pour investir dans du matos neuf tous les deux ans (n'est-ce pas ce qui se passe chez toi ?) voire de mettre en place, à terme, une forme de leasing sur la partie projection, avec changement de matos tous les x mois...

Les autres - moins "gros - tireront leur matériel un peu plus longtemps en préférant des garanties constructeurs/installateurs étendus et des opérateurs capables de maintenir à niveau le matos le temps de la garantie, avec le support à distance qui surveille.

Spéculations de ma part - pas réjouissantes.

grolem

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Message » mer. 8 févr. 2012 - 23:24

Madison a écrit :Dans les grands circuits, nombreux sont les projectionnistes qui ont accepté de " prendre le tournant du numérique ", et qui maîtrisent un certain nombre de réglages, MAIS pourtant on entend dire que le métier est bel et bien mort ET qu'à l'avenir toute la maintenance sera confiée à des sociétés extérieures : les compétences développées en interne ne serviront donc, bientôt, plus à rien. :evil:

Je vois ça dans certains circuits en effet - pas forcément qu'en France. Et j'imagine que la pilule est d'autant plus amère (voire injuste) à avaler pour ces personnels.

Dans ce même cas, personnellement je me poserais donc la question si je suis bien chez le meilleur employeur pour poursuivre mon développement de carrière. Vu ce que tu me dis, et ce que je vois, dans cette position, je préparerai ma rupture de contrat à court/moyen terme.
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Message » mer. 8 févr. 2012 - 23:26

Coeur Noir a écrit :Spéculations de ma part - pas réjouissantes.

Je pense perso que tu as probablement raison dans les grandes lignes (je ne suis pas d'accord sur le changement des propos tous les 2 ans/N mois - financièrement, ça ne tiendrai proba pas, mais au bout de 5 à 7 ans max, ouais, parait crédible à terme).
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Salle de Vision

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Message » jeu. 9 févr. 2012 - 1:08

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grolem

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Message » jeu. 9 févr. 2012 - 1:48

Salle de Vision a écrit :Je suis désolé mais je ne comprends toujours pas comment la multiplication de cuisines gravant du DCP au tarif Leader Price permet un accès plus facile aux salles.


Stp, arrête le cliché : être à bas coût et amateur ne signifie pas forcément faire une merde - tout autant qu'avoir un budget pharaonique ne signifie pas pour autant faire un chef d'oeuvre. Le cliché est complètement infondé.

Oui les moyens aident - mais ne remplacent pas le génie. Par ailleurs, pour faire un chef d'oeuvre, on a pas forcément besoin d'une pléiade d'acteurs connus et de moutls effets spéciaux.

Ceci dit, le point n'est même pas là (chef d'oeuvre/merde), car on ne parle pas de faire des chef d'oeuvre ou des merdes, mais simplement de l'accessibilité d'un contenu (court/long) dans une salle de cinéma, en passant par la case projecteur.


Ce film pour sortir devra passer par un distributeur, voir même un producteur, ce distributeur devra le montrer aux programmateurs qui lui donneront ou pas des salles. Le prix payé pour la fabrication du DCP ou de toute la post-Prod n'aura aucune incidence sur le choix des exploitants ou programmateurs pour réservé des salles à ce film.


Déjà, c'est que précisément tu limites la vision de ce qui peut arriver dans une salle de cinéma par le schéma historique. Aujourd'hui peuvent arriver en salle des contenus qui n'auraient jamais eu le budget pour y arriver (tirage argentique). C'est le cas tous les jours en France - et pour des pays où l'alternatif semble un peu moins regardé de travers - tiens, le Luxembourg ou l'Allemagne pour ne pas les citer - c'est encore plus le cas.

Ensuite, même pour les schémas classiques, en abaissant les coûts (encodage abordable voire quasi gratuit versus tirage 35mm) de ce segment, tu permets un accès plus facile aux salles pour les petites structures de production/distribution car leur allège ce poste de coût : ces dernières pourront donc consacrer cette économie de budget ailleurs où cela leur est nécessaire.

Je n'oppose aucun cinéma à un autre, et le budget d'un film n'est, bien sûr pour moi pas un critère de qualité !

J'ai bien compris ce point - ne t'inquiètes pas. D'ailleurs, venant d'un mec qui travaille où tu travailles, le contraire m'aurait étonné :)

Et rassure toi je vois des longs et même parfois des courts-métrages.... Et non le coût d'une copie 35mm n'a pas de lien direct avec la faible quantité de salles qu'un film pourrait subir à sa sortie, ce n'est pas lié à sa qualité non plus, c'est lié au faible potentiel de spectateurs que pourrait ramener dans les salles ce film. Bien sûr ce potentiel peut parfois avoir été mal estimé, dans un sens ou dans un autre, mais je ne crois pas qu'une seule fois l'estimation ai été fausse au point qu'un film prévu sur 5 salles en France ai fini à 850 salles ? Et comme tu le dit, il n’y a pas de recette miracle c’est pourquoi l’on a vu parfois des films sortant dans une large combinaison de salle s’écrouler très rapidement, mais après avoir engrangé des centaines de milliers, voir 1 million de spectateurs ou plus, mais ce million était peu au regard du budget ou de la promotion.

Ne confond pas "permettre un accès plus facile aux salles" (mon propos) et le "assurer ou augmenter les chances de faire des entrées" (ce n'est pas mon propos).

Mon propos est consacré à l'aspect mécanique et arithmétique - il n'est en rien sur la dimension artistique ni qualitative - des dits contenus.
grolem a écrit :[Si une société (de post-production ou autre activité technique et commerciale) ne sait évoluer, elle est condamnée à voire disparaitre son activité car plus adaptée au marché. Où est l'erreur ? Il n'y en a pas précisément pas.

En quoi un cuisinier gravant du DCP dans sa cuisine à plus suivit l’évolution technologique qu’un laboratoire investissant sans cesse dans de nouvelles machines en constante évolution depuis l’arrivée du numérique à tous les stades de fabrication d’un film ?

Je ne sais pas. Tout autant que je ne sais pas pourquoi un cuisinier dans sa cuisine peut souvent faire un plat tout aussi délectable et digne d'intérêt que les cuisines d'un grand restaurant pourtant côté et sur lequel le taulier investit moults zorros en matériel et entretien. Va savoir... c'est ptet qu'il reste un petit côté humain dans cette économie.com et que ce n'est pas qu'une affaire de gros sous le succès (cela le devient probablement vite au delà d'un certain cap/seuil - même si les chutes sont alors plus dramatiques également).

Par ailleurs, dans ce milieu, comme dans de de nombreux autres différents, j'ai l'impression que :
1- les expertises sont surtout aux mains des hommes - et non des boites.
2- les hommes changent de boites assez facilement
3- les boites qui ne s'adapte assez bien voient souvent leurs meilleurs hommes partir assez vite
Du coup, bah, tu as beau avoir des millions de zorros, cela n'assurera pas ton devenir.

C'est d'autant plus vrai que la filière post-production a vue ses coûts de production baissent d'une façon particulièrement magistrale en moins de quelques années par cette évolution argentique->numérique. Tu voulais monter un labo argentique y'a 10 ans, il te fallait sortir combien de dizaines de millions d'euros, hein ? Et maintenant, pour monter un labo numérique qui ferait la même chose, toujours autant ?). Et là, on ne parle que de la partie encodage/tirage 35 - mais d'autres domaines de la post production ont suivi avant une voie sensiblement analogue.

Bref, être gros et plein de rond n'assure pas que tu sois le meilleur et/ou que tu puisses le rester. Comme le disait Charles Darwin, “Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.” Pour paraphraser, Je pense que c'est plus dur pour un "gros" de s'adapter au changement que pour un plus petit dans le domaine des sociétés.com. En tout cas, dans le domaine animal, semblerait que les dinosaures nous ait déjà fait ce genre de présentation. Biensur, cela ne signifie pas nécessairement que les plus gros ne peuvent pas perdurer et que les sociétés.com soient strictement assimilables à des dinosaures :)

grolem a écrit :Signales les aux gens plutôts trapus du Fraunhofer Institue : s'il s'agit d'un bug dans leur application, nul doute qu'il sauront à même de le corriger rapidement.
A moins que l'erreur ne soit pas dans l’outil mais dans son utilisation - c'est à dire une erreur entre la chaise et le clavier - auquel cas, l'outil est hors de cause... Et c'est l'humain qu'il faut accabler pour qu'il améliore ses compétences/usages.
Si enfin, un DCP vient à provoquer un "plantage" sur ton lecteur, alors toute personne intellectuellement honnête remettra également en cause les développeurs du dit serveur de lecture. Nul doute dont que, si ce n'était pas qu'une erreur humaine, tu l'auras donc signalé de façon circonstanciée au développeur de ton media block.

Je ne vais pas faire le travail du cuisinier en plus ! Mais c’est effectivement ce qu’il m’a dit qu’il allait faire, et je lui ai répondu que je serais intéressé quand à l’avis des Allemands à ce sujet, je n’ai jamais eu de nouvelles. Suis-je intellectuellement honnête si je te dis que j’ai envoyé les logs au Japon pour une analyse ? Mais comment expliquer que 100 DCP ou plus ont été lus sans problème par mon media block, que tous les laboratoires on réussi sans problèmes à me fournir des KDM reconnues par mon média block et que sur 3 DCP cuisinés, il y a eu un problème (dont 2 par le même cuisinier), d’ailleurs signalé par le médiablock après ingest ?

Si le problème est signalé par le media block, mais que ce dernier ne plante pas - c'est tout bon bon - il n'y a pas de bug (ce que tu avais écrit et que j'avais cru pouvoir être dirigé également sur ton media block). Pas besoin d'envoyer les logs à au japon probablement :)

Quand à faire le travail du cuisinier, ou au moins participer à la cuisine - bah.. disons que pour critique une chose, il est bon d'essayer d'en connaitre toutes les coutures - ce qui ne veux pas nécessairement dire en être un expert : on peut goûter/apprécier une cuisine sans être nécessairement cuisinier émérite et reconnu. Pour instancier dans l'exemple concret : avant d'incriminer le logiciel EasyDCP Creator, assure-toi de comprendre en quoi il était en cause - et non pas le "cusinier" qui l'a utilisé - ce qui est mon propos :
A moins que l'erreur ne soit pas dans l'outils mais dans son utilisation - c'est à dire une erreur entre la chaise et le clavier - auquel cas, l'outil est hors de cause... Et c'est l'humain qu'il faut accabler pour qu'il améliore ses compétences/usages.
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Message » jeu. 9 févr. 2012 - 3:20

Un exemple de film qui n'aurait jamais trouvé de salle dans une économie 35mm traditionnelle http://www.laclefdesterroirs.com/ documentaire réalisé avec passion et honnêteté, pas exempt de défauts, mais suscite de belles discussions - et dégustations :wink:

FiatLuX

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Message » jeu. 9 févr. 2012 - 10:48

Y'a de l'ambiance!
Chouette. :D

Je suis assez d'accord pour ne pas dévaluer le travail des labos ( comme ceux des opérateurs), mais là on parle d'une autre économie qui n'aurait jamais eu accès à ces labos...et qui peut exister parallèlement alors qu'avant fallait être motivé ( mais il y avait des labos amateurs dans le cinéma expérimental).

Les deux peuvent coexister, et si les labos sont aussi performant qu'ils sont ici défendus ( c'est souvent le cas ), et bien la différence sautera aux yeux.

De toute façon les DCP "de coin de table" s'abattent en cabine de proj comme la vérole sur le bas-clergé, tout le monde s'y met, professionnels d'autre chose comme particuliers, et quand tu travailles en Art et Essais, où tu côtoies pas mal des petites économies, ben tu as du mouron à te faire parce que les erreurs de nomenclature, les spécificités du matériel, bref les incompatibilités et autres susceptibilités, ça a tendance à devenir la règle.

Après lier professionnalisme et qualité, ça se discute aussi, on a déjà vu des beau DCP de gros studios particulièrement mal bouinés , les structures professionnelles subissent parfois des contraintes de production ( temps, économie) que n'auront pas des amateurs éclairés et passionnés.

Et associer professionnalisme-qualité amateurisme-bricolage, ce n'est plus de mise...
La convergence des supports et du matériel font que le chemin se fait parfois dans l'autre sens, le nombre de films/séries télés tournés en Canon 5D par des pros (Rubber, la guerre est déclarée,Dr House)...les fabricants de caméras vont-ils tenir le même discours ?

Quand à la satisfaction du spectateur, ben là il n'y a plus grand lien, des films de peu d'intérêt bien produits laisseront moins de traces que des petites merveilles techniquement discutables, c'est l'évidence, à part peut-être dans les discussions de machine à café entre techniciens du métier :wink:
C'était déjà le cas en argentique, la montagne des insignifiances dispendieuses au travail technique irréprochable, personne ne s'en rappelle, alors que Corman, Mocky, Ed Wood, Jess Franco etc etc...
Mais d'accord, un film honnête avec la technique de rendu à son service, c'est mieux.

---Edit: Ah :oops: j'avais pas vu la seconde page, du coup je fais rien qu'à redonder, désolé.

phiphi

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Message » sam. 11 févr. 2012 - 9:25

je n'ai pas lu tous les posts mais il y a des choses qui me hérissent au plus haut point

Tout d''abord cet espèce de pseudo aristocratie technique qui part du principe que seules les grosses structures peuvent faire du travail correct. Désolé, je suis une petite structure et j'ai eu l'occasion de bosser en post-prod sur de très gros projets. Ca n'est pas la structure, sa taille, son CA qui garantit un travail correct. C'est le professionnalisme des personnes qui bossent, leur savoir faire. Je peux donner pleins d'exemples ou des grosses boites ont saboté un travail.

j'utilise Easy DCP depuis 2 ans maintenant.J'ai fait plus d'une centaine de DCP. Le seul blocage que j'ai eu était lié au serveur (un barco). La preuve, les techniciens de Barco en écrit une ligne de code par internet et le dcp a été ingesté. Je rappelle que les concepteurs de Easy DCP font partis des sociétés qui ont collaboré au forum qui a mis en place la norme JPEG2000

Le problème de la qualité d'un DCP se situe en amont. Il faut voir ce qu'on nous propose d'encoder et que je refuse : du dvd, des fichiers dans des formats de diffusion sur le net. ... Ca n'est donc pas au niveau de l'encodage qu'il y a un soucis et un encodeur comme Esay dcp n'est utilisé que pour 10% du vrai travail nécessaire pour la création d'un dcp. Encoder un dcp, ca ne consiste pas à changer d'espace colorimétrique et a multiplexer. Je passe plus de temps à préparer les choses en amont qu'a fabriquer le dcp proprement dit.

Et c'est là qu'il faut se poser en effet de ce qu'il convient d'encoder. Je ne dis pas qu'il faut encoder n'importe quoi et commencer à ouvrir les portes des salles de cinéma aux films faits avec le camescope de l'oncle Marcel (quoi que j'ai vu des pubs dans dans un grand réseau de salle qui devaient être fait avec).

La salle de cinéma n'est pas qu'un lieu ou on diffuse uniquement les films à gros budget qui bénéficient de la promo télé (c'est toujours les mêmes qu'on voit dans toutes les émissions) Ca peut aussi être un lieu de débat citoyen. Le cinéma c'est la distraction, mais ca peut aussi être un lieu de réflexion.
Le gros soucis de la numérisation n'est pas pour moi le problème de l'emploi des projectionnistes même si je peux comprendre leurs inquiétudes vu que j'ai commencé ma carrière dans le monde des images par là. Le soucis est que la salle de cinéma risque de devenir un lieu ou le public viendra voir au même moment les mêmes films que les salles auront ingesté par le net. On voit déja ce que ca donne en facilitant l'accès avec des films comme intouchables qui a monopolisé un nombre important d'écran, que l'exploitant peut repasser en demander un kvm...
La salle de cinéma doit elle laisser à d'autres structures comme les médiathèques la diffusion de documentaires (cf le mois du doc) ou de fictions sous prétexte que c'est pas un gros budget ? Une soirée avec un débat autour d'ue doc avec le réalisateur peut être une belle soirée, pleine de richesse. Elle peut attirer un public. Bien entendu, je ne prétends pas qu'une salle ne doit faire que ca, mais elle doit le faire aussi sous peine de devenir ce qu'est devenu la télévision : un lieu de diffusion d'oeuvres aseptisées lobotomisantes pour le public. L'actualité nécessite je pense que le cinéma en général, et la salle notamment, reprenne ce chemin.

Je ne dis pas qu'il faut faire n'importe quoi mais je constate que les outils de prise de vue, de montage, de post-production, permettent aujourd'hui d'obtenir une qualité de l'image qui n'a pas grand chose à envier à ce qui se faisaient dans le temps avec du super 16. Des outils comme la Sony F3, la Canon 300 vous sortent une image qui n'a rien a envier à d'autre support des lors que les chefs opérateurs sont compétents. La preuve : La guerre est déclarée a été tournée majoritairement avec un canon 5D qui n'est rien d'autre qu'un appareil photo. Et si la logique est respectée alors oui, on peut dire qu'avec des moyens modestes, on peut sortir sur grand écran un film techniquement de bonne facture sans pour autant se retrouver dans des coûts qui rendront sa réalisation impossible.
Il faut je pense débattre sur des bases plus nuancées et que les salles qui le souhairent doivent trouver un chemin pour s'ouvrir à d'autres oeuvres sans pour autant déprécier leur image de lieu de diffusion de qualité. Mais arrétez de penser que la qualité ne peut être que liée au budget ou au CA des boites qui font le boulot.

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Message » sam. 11 févr. 2012 - 17:42

phiphi a écrit :je n'ai pas lu tous les posts mais il y a des choses qui me hérissent au plus haut point

Tout d''abord cet espèce de pseudo aristocratie technique qui part du principe que seules les grosses structures peuvent faire du travail correct. Désolé, je suis une petite structure et j'ai eu l'occasion de bosser en post-prod sur de très gros projets. Ca n'est pas la structure, sa taille, son CA qui garantit un travail correct. C'est le professionnalisme des personnes qui bossent, leur savoir faire. Je peux donner pleins d'exemples ou des grosses boites ont saboté un travail.

Oui! Oui! et encore oui!

J'ajouterai d'ailleurs que dès qu'on parle de spécialistes pointus, il n'est pas rare que les "grosses boites avec un gros CA*" emploient des indépendants talentueux en prestations pour les renforcer sur les projets - dans le milieu de la post-prod, les intermittents sont légions.

* un gros CA, mais parfois un tout petit EBIT, ou joliment négatif... comme quoi la taille du CA n'est pas la seule donner à prendre en compte pour mesurer la performance d'une entreprise...

Je rappelle que les concepteurs de Easy DCP font partis des sociétés qui ont collaboré au forum qui a mis en place la norme JPEG2000

Et re Oui !
Le Fraunhofer Institute allemand est parfois comparé à la CST française - mais il suffit d'observer leurs moyens, missions et réalisations pour se rendre compte que cela n'a que peu de chose à voir.
(edit: ce qui ne signifie pas que la CST française soit critiquable pour autant - simplement qu'elle dispose peut-être de moyens et missions plus réduites - a minima. Ses réalisations étant par ailleurs plutôt appréciées à leur juste valeur par les autres professionnels).

Ca n'est donc pas au niveau de l'encodage qu'il y a un soucis et un encodeur comme Esay dcp n'est utilisé que pour 10% du vrai travail nécessaire pour la création d'un dcp.

Tout à fait d'accord - Et c'est donc d'autant plus gênant je trouve de faire payer cher un soft d'encodage. De toute façon, c'est de l'histoire bientôt ancienne : on trouve de plus en plus de solutions d'encodage à la limite du gratuit, et qui font un boulot assez honorable (même si pas encore top ergonomique à l'instant où on se parle - mais l'évolution informatique va très vite).
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Salle de Vision

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Message » dim. 12 févr. 2012 - 18:43

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Modifié en dernier par Salle de Vision le sam. 24 nov. 2012 - 23:34, modifié 1 fois.

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Message » dim. 12 févr. 2012 - 20:02

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Message » dim. 12 févr. 2012 - 20:20

Phiphi, je vous suit sur un nombre incalculable de points concernant la mission des salles que l'uniformisation par la convergeance totale des technologies numériques pourrait transformer en chaines de télé géante (je résume hein.)
En revanche, j'aimerais compléter cette affirmation, pour notre culture à tous:
phiphi a écrit : Des outils comme la Sony F3, la Canon 300 vous sortent une image qui n'a rien a envier à d'autre support des lors que les chefs opérateurs sont compétents. La preuve : La guerre est déclarée a été tournée majoritairement avec un canon 5D qui n'est rien d'autre qu'un appareil photo.

Par ces extraits d'une interview de Sebastien Buchmann, le chef opérateur de la Guerrte est Décalrée. Je pointe exprès de façon orientée quelques passages, mais l'objet de l'article n'est pas de descendre l'économie d'un tournage en numérique, au contraire!

«En réalité, le cinéma a connu une première mutation il y a déjà 20 ans. Mais les films tournés alors en vidéo étaient très peu distribués en salles, car le numérique n’était pas adapté au cinéma "esthétique". C’est toujours vrai aujourd’hui : l’image numérique n’a pas la qualité de l’image pellicule. Elle perd en richesse, les couleurs sont souvent ternes, les noirs pas très profonds, les nuances limitées dans les hautes lumières ; les contre-jours sont tristes, le fond est blanc, les détails disparaissent ; enfin la profondeur de champ est infinie, il n’existe plus de flou. Les cinéastes qui choisissent le numérique le savent, mais ils gagnent en liberté (...)
«L’appareil photo Canon 5D, très à la mode en ce moment, existe depuis deux ans. Révolutionnaire ? Oui et non. Cette option film a des capteurs exceptionnels, comparables à ceux d’une caméra 35 mm. La profondeur de champ est plus petite, le flou apparaît à nouveau. Mais l’image perd encore en informations de couleur, en définition. Les détails ne sont pas toujours interprétés convenablement, ce qui provoque un effet de moirage : filmer un pull à petites rayures peut donner des images vibrantes. Quant à l’étalonnage, il est difficile: la lumière change inévitablement pendant un tournage et l’harmonisation n’est plus possible. C’est parfois choquant.
«Avec le 5D, la légèreté demeure : pour la Guerre est déclarée, j’avais la caméra et son pied dans un sac à dos et on se baladait en scooter. Pas de camion, ni de voiture. Pour le son, seulement un ingénieur qui faisait tout, un enregistreur sur le ventre et une perche. Pour Valérie Donzelli, qui a privilégié le contenu à la qualité de l’image, cet appareil est idéal. Et puis, le risque d’une image mal foutue peut être stimulant.


Source:
La totale est ici: http://next.liberation.fr/cinema/01012336633-le-numerique-une-autre-facon-de-filmer

(Pour moi, cela ne contredit pas votre propos qu'une image de Canon 5D vaut bien certains certains autres supports en particulier de subformats.)
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!