Définition d un bon et d un mauvais DCP !

MOSS

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Définition d un bon et d un mauvais DCP !

Message » mar. 30 avr. 2019 - 21:14

Boarf, presque tout existe en fait. Il y a un compositeur de musique de film qui participe parfois au montage. Bah je trouve ça plutôt logique en fait ^^
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!

Coeur Noir

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Message » mar. 30 avr. 2019 - 22:12

Tu écris depuis un téléphone ou une tablette Laurent ?

Ça n'est pas aberrant de séparer des tâches, et de considérer par exemple qu'une personne avec un regard différent du réalisateur, saura mieux choisir dans les rushs les séquences les plus efficaces pour le montage, le regard du monteur n'étant pas affecté par les souvenirs du tournage, il est full focus sur le « matériau final ». On peut aussi considérer que le montage est un art et un langage en soi… Tout est possible ( pour paraphraser Moss ), des réalisateurs qui laissent champ libre au monteur en toute confiance, d'autres qui interviendront plus ou moins en dialogue dans le processus, d'autres voudront valider tous les choix, d'autres voudront cumuler les mandats.

Idem pour le directeur photo et l'étalonneur, l'un s'applique à tirer le meilleur parti de ses conditions de tournage qu'il aura souvent préparées en amont, l'autre à tirer le meilleur parti de ce qui aura été tourné et monté pour donner globalement à l'œuvre sa « couleur ». Ils n'ont pas du tout les mêmes contraintes techniques ni les mêmes finalités. Mais quand tout va bien toutes ces personnes sont au service d'une même vision, si le réalisateur a su ou bien voulu la partager, ce qui suppose de savoir l'exprimer et là aussi il y a des techniques ( d'écriture, de langage ) pour que tout le monde se comprenne.

Le réalisateur démiurge, omnipotent, polyvalent, tyrannique, c'est une caricature qui vient autant de la préhistoire du cinéma où les premiers réalisateurs devaient tout faire de A à Z puisqu'ils étaient en train d'inventer le cinéma, que de l'histoire du cinéma qui compte nombre de réalisateurs jugés loufoques ou psychopathes pour tel ou tel éclats, excès ou écarts entre leurs intentions et leur travail…

laurent cantin

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Message » mar. 30 avr. 2019 - 22:29

oui j ecris sur un téléphone.
En fait la pratique des "super reas" vient surtout de la nouvelle vague. Personnellement j estime qu un rea est un metteur en scène que du coup le montage fait partie de son travail c est d ailleurs le cas de beaucoup de réalisateur. Sauf quand le rea n est qu un employé comme aux usa. Dans ce cas il doit juste donner assez de matériel au monteur pour que la production puisse sortir le.film qu elle désire.

De même le directeur photo n est pas un simple chef op,.il est responsable de l'esthétique et quand on sait l influence de l étalonnage c est aberrant de le laisser faire. Avant le directeur photo choisissait la pellicule et le traitement, c est donc historiquement son travail de déterminer la couleur du produit final.
Modifié en dernier par laurent cantin le mar. 30 avr. 2019 - 23:53, modifié 1 fois.
MusK : "We called a vendor and they said it would cost a quarter million dollars and it would take a year to make. We said, 'We need it this summer.' They laughed and told us to go away. So we decided to make it ourselves. We made it "

MOSS

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Message » mar. 30 avr. 2019 - 22:38

Mwouais :? Chaplin, (Producteur/ Auteur/ Réalisateur/ Acteur/ Compositeur) c'est pas la nouvelle vague, hein... (n_n)
Mais je comprends l'idée.
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!

Coeur Noir

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Message » mer. 1 mai 2019 - 0:16

De même le directeur photo n est pas un simple chef op,.il est responsable de l'esthétique et quand on sait l influence de l étalonnage c est aberrant de le laisser faire :mrgreen: tu dis ça comme si le kif de l'étalonneur c'était de massacrer le boulot du directeur photo ! La confiance règne chez toi :lol: Laisse le dir photo faire ses cadres et sa lumière ( je raccourcis ) et laisse l'étalonneur faire en sorte que tout le boulot du dir photo pète bien comme il se doit sur le support final. Si tu réunis ces 2 tâches sur un seul bonhomme, tu l'écrases sous des contraires potentiellement indépassables, tu le brides, tu le frustres, pour un résultat pas forcément optimal. Et puis si avec 2 bonshommes le résultat est pas à la hauteur, l'un pourra toujours rejeter la faute sur l'autre :twisted:

Et puis non vraiment pas d'accord avec réal = monteur. Ça peut, c'est un choix parmi d'autres. Il y a des réalisateurs qui font souvent ou toujours appel au même monteur / monteuse ( ou au même directeur photo ou au même compositeur ) parce que c'est la conjugaison de leurs diverses visions qui fait la singularité du film fini.

Romualdzzz

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Message » mar. 27 août 2019 - 19:07

Chacun son travail je pense.
Pour le workflow... et bien il y a de nombreux laboratoires professionnels pour ça.
Vécu à Cannes cette année: un réal me dit ne pas reconnaître son image. Là je demande sur quel équipement il a validé le DCP...
Ben sur PC, pourquoi ?

hortson

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Message » mer. 28 août 2019 - 13:59

Salut à tous. Dans un message que j'ai posté dernièrement intitulé " le métier de projectionniste" on m'a traité de nostalgique, ce qui est vrai, et on a ajouté que j'enfonçais des portes ouvertes et que, encore aujourd'hui, le métier de projectionniste était d'offrir la meilleure des projections. Sur cela je suis d'accord. Mais quand je lis ce qui précède dans ce message sur un bon et mauvais DCP (dont j'ignore la définition exacte) je me dis que dans mon époque de nostalgique, le projectionniste dans sa cabine avec ses deux projos, tous ses formats, ses deux lanternes à arc, etc.. n'avait pas du tout la réaction et les réflexions que je lis dans vos messages de ce jour. Alors après cela, ne venez pas me dire, Mr Rappa, que le métier que vous pratiquez aujourd'hui, avec toutes les contraintes qui vous sont imposées (impossibilité d'intervenir sur le projecteurs, aucune initiative sur les copies, pas d'intervention en cas de bugs, etc...)c'est le métier de projectionniste. Je n'ai jamais vu une annulation de séance à cause d'un pépin technique. Le projectionniste réparait immédiatement le problème, quitte à changer la bobine du projo et réparer l'incident avant de démarrer la bobine suivante. Qu'en est il aujourd'hui en cas de pépins sur votre projecteur numérique ? (appel sur la ligne rouge, pas de réponse ou technicien incapable de solutionner la difficulté rencontrée à distance) Résultat : on rembourse les spectateurs. Votre métier, pour lequel j'ai le plus grand respect, n'a rien de la projection. Vous êtes des informaticiens mais pas des projectionnistes car un vrai projectionniste n'aurait pas ces états d'âmes décrits dans les messages ci dessus. Bonne journée à tous.

Coeur Noir

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Message » mer. 28 août 2019 - 14:30

Hortson y a un truc qui me gêne dans ton discours : c'est le mot « vrai ». Par opposition tu as l'air de signifier qu'aujourd'hui les humains qui travaillent dans des cinémas sont des « faux » techniciens, qui ne méritent pas qu'on les considère dans leur rôle de projectionniste… c'est moche.

Bien sûr le métier a changé. Bien sûr qu'avant ( avant quoi d'ailleurs ? les dérouleurs ? les xénon ? ) le projectionniste était un mécano, avec de l'initiative et de la marge de manœuvre. Et bien sûr qu'aujourd'hui il est plutôt un opérateur informatique avec des contraintes différentes ( je ne dis pas informaticien car non, on n'est pas informaticien parce qu'on touche à un projecteur de cinéma, rien à voir ).

Que tu ne te reconnaisses pas dans le métier d'aujourd'hui je comprends et respecte. Que ta nostalgie te fasse dénigrer les travailleurs d'aujourd'hui, bof…

« un vrai projectionniste n'aurait pas ces états d'âmes décrits dans les messages ci dessus »

Les messages ci-dessus ? Ils partent un peu dans tous les sens mais ils cherchent essentiellement à comprendre ce qui au final produit une bonne restitution d'une œuvre cinématographique en salle. Qu'il s'agisse d'un DCP ou d'une copie 35mm, ces « états d'âme » sont le moteur du métier que tu as pratiqué pendant des années.

Victoria5

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Message » mer. 28 août 2019 - 15:26

hortson a écrit :Je n'ai jamais vu une annulation de séance à cause d'un pépin technique.


En 35mm ? Bien sûr que si, cela arrivait aussi. L'équipement était différent, donc les pannes aussi, mais cela arrivait également. Estimez-vous très heureux que cela ne vous soit jamais arrivé, parce que c'est rare.

rappa

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Message » mer. 28 août 2019 - 15:50

hortson a écrit :Salut à tous. Dans un message que j'ai posté dernièrement intitulé " le métier de projectionniste" on m'a traité de nostalgique, ce qui est vrai, et on a ajouté que j'enfonçais des portes ouvertes et que, encore aujourd'hui, le métier de projectionniste était d'offrir la meilleure des projections. Sur cela je suis d'accord. Mais quand je lis ce qui précède dans ce message sur un bon et mauvais DCP (dont j'ignore la définition exacte) je me dis que dans mon époque de nostalgique, le projectionniste dans sa cabine avec ses deux projos, tous ses formats, ses deux lanternes à arc, etc.. n'avait pas du tout la réaction et les réflexions que je lis dans vos messages de ce jour. Alors après cela, ne venez pas me dire, Mr Rappa, que le métier que vous pratiquez aujourd'hui, avec toutes les contraintes qui vous sont imposées (impossibilité d'intervenir sur le projecteurs, aucune initiative sur les copies, pas d'intervention en cas de bugs, etc...)c'est le métier de projectionniste. Je n'ai jamais vu une annulation de séance à cause d'un pépin technique. Le projectionniste réparait immédiatement le problème, quitte à changer la bobine du projo et réparer l'incident avant de démarrer la bobine suivante. Qu'en est il aujourd'hui en cas de pépins sur votre projecteur numérique ? (appel sur la ligne rouge, pas de réponse ou technicien incapable de solutionner la difficulté rencontrée à distance) Résultat : on rembourse les spectateurs. Votre métier, pour lequel j'ai le plus grand respect, n'a rien de la projection. Vous êtes des informaticiens mais pas des projectionnistes car un vrai projectionniste n'aurait pas ces états d'âmes décrits dans les messages ci dessus. Bonne journée à tous.

J'ai bien l'impression de ressentir de l'agacement en te lisant, c'est bien dommage.
Je suis projectionniste, c'est mon métier, c'est à ce titre que je suis embauché, et c'est ce que je fais :wink: Après, que vous ne vous reconnaissiez plus dans les dernières évolutions du métier, je peux tout à fait le comprendre. Et vraiment, nous ne sommes pas informaticien, ça n'a strictement rien à voir (je suis incapable d'écrire la moindre ligne de code).
Allez expliquer à un conducteur de TGV que ce n'est pas un cheminot car il n'y pas de vapeur dans sa machine...
Bref, restons calme et courtois, je suis certain d'avoir beaucoup de choses à apprendre des nostalgiques, et si vous aimez le cinéma, ces dernières évolutions devraient vous intéresser ;)
Aujourd'hui on parle d'encodage DCP, de débit, d'espace colorimétrique, mais auparavant les photographes, cinéastes et projectionnistes pouvaient causer chimie, émulsion, etc... Le but est le même : assouvir notre curiosité et enrichir nos connaissances sur la technique qui forge les oeuvres de cinéma.

hortson

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Message » jeu. 29 août 2019 - 11:26

Coeur noir, deux remarques. Le terme VRAI s'appliquait aux remarques de Rappa. Ensuite si à travers mes propos tu as senti un dénigrement vis à vis des techniciens des salles de cinéma, c'est que j'ai dû mal m'exprimer car j'ai trop de respect pour ceux qui travaillent. Il est vrai que je suis nostalgique et passéiste en matière de projection (peut être parce que j'étais jeune) mais le métier de projectionniste s'effectue en cabine. Or aujourd'hui, on vous demande (et ce n'est pas de votre fait) d'effectuer tout un tas de taches qui n'ont rien à voir avec la projection ce qui prouve que l'informatique en ayant modifié l'approche de celle ci a fait presque disparaitre ce métier. A la limite, aujourd'hui, toute personne (pas moi)(mais j'en ai vu) ayant des connaissances en informatique peut gérer une programmation et lancer une projection. Ensuite faire face à des difficultés c'est une autre affaire. Alors que du temps du 35m/m (sans remonter dans la nuit des temps) le projectionniste savait faire face à ces difficultés. Mon propos principal n'était pas et je le répète de dénigrer tous ceux qui travaillent en salle (une majorité d'entre vous) mais de dénoncer l'intrusion de l'informatique dans beaucoup de domaines ce qui fait disparaitre des métiers sans en créer de nouveaux. Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des chômeurs. On sacrifie le travailleur au profit de l'actionnaire. Une machine n'est jamais malade, peut fonctionner 24h sur 24. C'est vrai dans le milieu du cinéma et dans beaucoup d'autres professions. Si je vous lis bien, la prochaine étape, ce sont les écrans format gros poste de télé et suppression totale des techniciens. Pathé, Gaumont et consorts pourront encore mieux bichonner leurs actionnaires. Voila le message que je voulais vous transmettre. Bonne journée à tous

hortson

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Message » jeu. 29 août 2019 - 11:34

Juste après avoir posté mon message j'ai lu une annonce de Ciné rouge et noir 74 ainsi que les réponses publiées dans cette annonce. C'est exactement la situation que je dénonce (voir la dernière remarque sur la confiserie). Bonne journée

Coeur Noir

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Message » jeu. 29 août 2019 - 16:29

Ça fait un peu plus de 20 ans que je bosse dans l'exploitation ciné et j'ai toujours été polyvalent - opérateur, technicien, animateur, coordinateur, vendeur, programmateur, plombier, agent d'accueil ou d'entretien, graphiste PAO, colleur d'affiches ou distributeur de tracts… selon les structures qui m'employaient.

Il semblerait que je sois un cas particulier, cela pour dire que dans mon cas ça n'est pas la numérisation qui a transformé grand'chose à mon travail, ça l'a même plutôt enrichi. Il est vrai cependant 1. que je ne me suis jamais moi-même envisagé comme un ours solitaire enfermé dans une cabine 2. ma seule perspective d'évolution professionnelle aujourd'hui serait de gérer ( ou posséder ) une exploitation ciné, et là à part du pognon ou un héritage familial ( qui n'arrivera jamais ) je ne me vois pas non plus trop d'avenir - disons qu'aujourd'hui je me sens complètement dépendant de mon actuel employeur pour la reconnaissance de mes compétences et qu'en dehors de lui ( ou de ce secteur d'activités ) je ne saurais pas trop comment « me vendre ».

Bref. Je comprends mieux ton propos, infiniment respectable, Hortson ;-)