la fin des operateurs actée !!!

convention collective, droit du travail, salaires, contrats CDI et CDD...
mandycine

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la fin des operateurs actée !!!

Message » jeu. 28 sept. 2017 - 10:51

Nouvelle grille et nouveaux métiers de l’exploitation

Après deux ans de dures négociations et enfin deux accords signés cet été avec les principaux syndicats, Odile Tarizzo, Présidente de la commission sociale de la FNCF, a présenté la nouvelle classification des métiers de l’exploitation. Pour résumer : la fin du métier d’opérateur-projectionniste, la création de celui d’"agent de cinéma" qui peut évoluer vers le poste de "technicien agent de cinéma", et l’intégration des métiers de l’animation et administratifs. La nouvelle grille salariale prévoit huit niveaux de qualification
tout est impossible jusqu a ce que quelqu un le fasse ----- berkan tufan

choopak

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Message » ven. 29 sept. 2017 - 16:43

on a des infos sur cette grille?
écran métallisé, plutôt crever !

casa3166

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Message » ven. 29 sept. 2017 - 17:03

Bonjour,
A cela il faudra rajouter la possibilité à nos chers employeurs, d'user ou d'abuser des nouvelles directives Macron et pouvoir "discuter" au niveau du cinéma et non plus au niveau de la branche le contenu des fiches de postes.
Déjà que dans la petite voire moyenne exploitation la polyvalence est de rigueur où on voit jusqu'à 5 métiers il n'y a qu'à se référer aux dernières propositions d'emploi, défendre ses conditions de travail, ses compétences et donc son niveau de rémunération va devenir de plus en plus difficile, ces autres emplois basés sur ces nouvelles grilles viendront dans une certaine mesure peser les relations internes par le simple jeu de la comparaison:
Employeur s'adressant à l'opérateur: - " Quoi !!! En tant qu'opérateur, en plus de faire la caisse, la distribution des programmes, la gestion du site internet et de la page facebook etc etc, vous ne voulez pas passer le balai dans les toilettes et nettoyer le parking ???? Votre collègue embauché hier en tant qu'agent de cinéma lui le fait c'est dans sa fiche de poste. Vous mettez de la mauvaise volonté à faire fonctionner une petite structure. On en reparlera".
L'employeur une foi l'opérateur parti : " Au fait ça coûte combien avec Macron si je le licencie, c'est plafonné non ??" Va falloir que je me penche sur ces nouvelles directives Macron. Si j'en crois ce que j'ai lu il peut même y avoir un accord au seul niveau de l'entreprise, accord qui pourra être ratifié par un seul salarié s'il y a moins de 10 salariés. Tiens je vais aller trouver XXX lui proposer un deal du style 90€ de plus sur la paye en échange de sa ratification. Ni vu ni connu

mandycine

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Message » ven. 29 sept. 2017 - 18:00

oui c est a peu pres ce a quoi il faut se preparer
tout est impossible jusqu a ce que quelqu un le fasse ----- berkan tufan

Keurdelion

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Message » ven. 29 sept. 2017 - 23:25

mandycine a écrit :Nouvelle grille et nouveaux métiers de l’exploitation

Après deux ans de dures négociations et enfin deux accords signés cet été avec les principaux syndicats, Odile Tarizzo, Présidente de la commission sociale de la FNCF, a présenté la nouvelle classification des métiers de l’exploitation. Pour résumer : la fin du métier d’opérateur-projectionniste, la création de celui d’"agent de cinéma" qui peut évoluer vers le poste de "technicien agent de cinéma", et l’intégration des métiers de l’animation et administratifs. La nouvelle grille salariale prévoit huit niveaux de qualification

Quel scoop !

casa3166

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Message » sam. 30 sept. 2017 - 14:53

Bonjour,
Effectivement ce n'est pas un "scoop" et je ne vois pas le sens de cette remarque. Toujours est-il que cela est ACTE comme c'est énoncé. Ces nouvelles grilles et autres comme pré-sentit pèseront par une mise en "concurrence" entre les anciens contrats de travail et les nouveaux.
Dans quelle mesure un opérateur embauché il y a plusieurs années sur la base d'un contrat établi selon une convention collective existante qui en définissait les tâches pourra-t-il faire valoir ses droits face à ses nouveaux emplois et un accord au niveau du cinéma issu de la seule volonté de l'équipe dirigeante quelle soit privée, municipale ou associative ?
Qu'est-ce qui empêcherait un cinéma géré par une association de bénévoles de mettre en place des conditions de travail et de salaire propres visant à en demander encore plus au(x) salarié(s) au nom de la polyvalence, de la flexibilité pour faire vivre une (très) petite exploitation ?
Venant de la part d'anciens actifs ou non, je pense que cela vaudra le détour en terme de scénario.

Keurdelion

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Message » lun. 2 oct. 2017 - 21:04

casa3166 a écrit :Dans quelle mesure un opérateur embauché il y a plusieurs années sur la base d'un contrat établi selon une convention collective existante qui en définissait les tâches pourra-t-il faire valoir ses droits face à ses nouveaux emplois et un accord au niveau du cinéma issu de la seule volonté de l'équipe dirigeante quelle soit privée, municipale ou associative ?

La phrase est très bien écrite du point de vue de la langue, mais hélas elle ne veut rien dire du point de vue de la réalité.
Essaie de vivre sur le réel et non sur les fantasmes idéologiques, tu verras, tu iras mieux...

diproj

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Message » lun. 2 oct. 2017 - 21:36

et quelle est la réalité? ou plutôt ta réalité car on ne va pas pouvoir généraliser il y a aussi des aménagements a faire suivant le type d'exploitation (petite moyenne ou grande). Pour ce qui est du plafonnement des indemnités de licenciements j'aimerais qu'on me trouve 1 seul exemple d'un projectionniste qui a touché plus que le plafond fixé?? On n'est pas assez rémunéré pour espérer dépasser ce plafond.
j'ai été employeur salarié pendant 25ans dans la petite exploitation et bien celui qui n'a pas compris que la richesse d'une entre prise de petite taille c'est la qualité de ses employés.il a fermé son cinéma depuis longtemps
Pour ce qui est de la polyvalence elle existait avant même que vous en parliez sur le forum au moins dans la petite et la moyenne exploitation. Elle a même été dans pas mal de cas(le mien en particulier) un ascenseur social j'ai commencé comme ouvreur dans un cinéma associatif. Mais elle n'est pas obligatoire. On n'est pas obligé de répondre a une annonce si elle ne vous convient pas.Alors oui la fin des projectionnistes fixés en cabine est certainement actée,comme la fin des actualités au cinéma des attractions a l'entracte et des pianistes en salles a l’époque eux aussi victimes de la technologie.
" Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse ." Woody Allen.
Avec toutes les horreurs que l'homme commet au nom de Dieu il ne va rien rester pour le diable.

casa3166

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Message » lun. 2 oct. 2017 - 22:33

Bonjour,
Un petit rappel
les ordonnances Macron changent tout de même un point fondamental. Jusqu’à présent, un travailleur qui aurait refusé de signer le nouveau contrat de travail, s’il était licencié, pouvait saisir les Prud’hommes pour demander que ce licenciement soit considéré comme « sans cause réelle et sérieuse », et par suite indemnisé comme tel.
Avec les ordonnances Macron, ce sera terminé : à l’article 3 de la première ordonnance, il est écrit noir sur blanc : « Si l’employeur engage une procédure de licenciement à l’encontre du salarié ayant refusé l’application de l’accord [d’entreprise], ce licenciement […] repose sur une cause réelle et sérieuse. » On parle là – excusez du peu – d’accords sur « la durée du travail, ses modalités d’organisation et de répartition, la rémunération », ainsi que « les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise ». Si un accord a été signé, plus question donc de pouvoir refuser la modification de son contrat de travail accompagnée d’une baisse du salaire, d’une hausse du temps de travail, du passage en nuit voire de la mutation à l’autre bout du pays. Les patrons en ont rêvé, Macron l’a fait !
Un exemple la convention collective de l'exploitation prévoit le versement d'un "treizième mois", qu'est-ce qui empêcherait un employeur de supprimer cet "avantage" dans le contrat de travail proposé au nouvel embauché ?

casa3166

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Message » lun. 2 oct. 2017 - 22:50

A l'attention de Mr KErurdelion
Mon post précédent c'est la réalité à venir de bon nombre de salariés y compris de celle de ton éventuelle descendance présente ou à venir.
Il fut un temps où la réalité pour bon nombre de personnes s’appelait esclavage, où dans un autre registre la loi imposait de dénoncer ses voisins s'ils étaient juifs, où le droit de cuissage existait sans parler de celui de vie ou de mort etc etc, le cinéma art et essai et autres documentaires (dé)montrent que ces temps et ces pratiques ne sont pas révolus.
Aussi je t'invite à t'assoir un peu plus souvent dans ta salle sans ton cornet de popcorn à regarder justement la "réalité" du monde . Le cinéma étant justement un fenêtre ouverte sur lui.

Coeur Noir

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Message » mar. 3 oct. 2017 - 13:52

Casa et Keur, vous fâchez pas ! J'ai la sensation qu'il s'agit juste d'une légère incompréhension formelle mais que dans le fond vous êtes à peu près sur la même longueur d'onde… mais en regardant chacun la situation depuis un endroit différent.

Ce que dit Casa - et qui est une réalité plus que probable - c'est que certaines structures vont profiter de cette « double opportunité » ( ordonnances Macron + nouvelle nomenclature convention ) pour « réorganiser » leurs dépenses salariales : une aubaine pour mettre à la porte sans trop de frais des « anciens »… Mais comme le souligne DiProj ça dépendra totalement du degré de conscience des entreprises sur ce qui fait leur richesse / qualité.

Ce que dit Keur - qui est issu également de la réalité - c'est que la nouvelle nomenclature rattrape en partie un état de fait concernant des métiers qui existent déjà dans les cinémas, parfois depuis longtemps ( animateurs, médiateurs culturels… ) ou des situations de polyvalence ( opérateurs-vendeurs-de-tickets-et-bonbons, etc… ) et ce n'est ni bon ni mauvais, ça fait des années que la convention est en décalage avec la réalité, peut-être un peu moins aujourd'hui ?

Keurdelion

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Message » mar. 3 oct. 2017 - 14:23

Coeur Noir a écrit :Ce que dit Keur - qui est issu également de la réalité - c'est que la nouvelle nomenclature rattrape en partie un état de fait concernant des métiers qui existent déjà dans les cinémas, parfois depuis longtemps ( animateurs, médiateurs culturels… ) ou des situations de polyvalence ( opérateurs-vendeurs-de-tickets-et-bonbons, etc… ) et ce n'est ni bon ni mauvais, ça fait des années que la convention est en décalage avec la réalité, peut-être un peu moins aujourd'hui ?

Ben voilà, il y en a un qui a pigé !
La nouvelle grille de la convention collective ne change pas les choses pour les salariés en place : à chaque métier existant il y a une correspondance à coefficient et salaire égal. Je ne vois donc pas en quoi faut avoir peur que d'opérateur-projectionniste coeff 234 on se retrouve technicien de cinéma coeff 234 au même salaire (et même plus, car l'indice a augmenté) pour faire les mêmes choses. Ça c'est le réel, le concret, le terrain.
Après, il y a les évolutions de postes, et bien sur que la plupart des cinémas vont voir qu'il y a un nouveau métier, celui de technicien agent de cinéma, coeff 236, à peine mieux payé, et qui inclut les tâches d'accueil.
Eh bien là c'est simple, pour passer de l'un à l'autre on te le propose, et là encore c'est simple, soit tu acceptes soit tu refuses, et dans ce dernier cas encore c'est simple, soit ton refus est accepté par l'employeur soit il ne l'est pas et c'est alors une procédure de licenciement. Et c'est là que je dis que les ordonnances sur le code du travail ne changent rien, car avant déjà un employeur pouvait licencier un salarié pour refus de modification d'un élément du contrat de travail : ça existait avant, ça existe toujours. Whaoouuuu, la révolution !

D'ailleurs je rejoins Diproj, même s'il ne me rejoignait pas :wink: : arrêtons de fantasmer sur l'obsession du licenciement. Quand je vois comme on rame pour trouver des gens compétents et motivés, je ne vois pas l'intérêt de la boîte à chercher à les mettre dehors par tous les moyens. Même en numérique tu fais pas tourner un ciné avec des gens non formés sans expérience, je pense qu'on s'en rend bien compte, concrètement, tous les jours, sur le terrain. Moi la seule différence que j'ai vu, c'est qu'on a besoin de moins d'heures en cabine, pas de moins de compétences dans le cinéma. Après il y a ceux qui se bougent pour répondre à ces compétences et ceux qui se lamentent sur la fin du 35mm...
Quoi ? C'est de la provoc cette dernière phrase ? Nooooon, j'vous jure......... ça m'a juste échappé

casa3166

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Message » mar. 3 oct. 2017 - 15:45

Bonjour,
[quote="Keurdelion"][quote="Coeur Noir"]Ce que dit Keur -
Eh bien là c'est simple, pour passer de l'un à l'autre on te le propose, et là encore c'est simple, soit tu acceptes soit tu refuses, et dans ce dernier cas encore c'est simple, soit ton refus est accepté par l'employeur soit il ne l'est pas et c'est alors une procédure de licenciement. Et c'est là que je dis que les ordonnances sur le code du travail ne changent rien, car avant déjà un employeur pouvait licencier un salarié pour refus de modification d'un élément du contrat de travail : ça existait avant, ça existe toujours. Whaoouuuu, la révolution !

Comme le stipule l’ordonnance encore faut-il le lire:
à l’article 3 de la première ordonnance, il est écrit noir sur blanc : « Si l’employeur engage une procédure de licenciement à l’encontre du salarié ayant refusé l’application de l’accord [d’entreprise], ce licenciement […] repose sur une cause réelle et sérieuse. » On parle là – excusez du peu – d’accords sur « la durée du travail, ses modalités d’organisation et de répartition, la rémunération »
Donc effectivement les licenciements étaient possibles mais au risque pour l'employeur d'être qualifié sans cause réelle et sérieuse, ce qui d'une certaine façon faisait réfléchir au fait d'engager la procédure.

Aujourd'hui c'est plus le cas le tapis est déroulé plus de risque car c'est une cause réelle et sérieuse et c'est plafonné.

bobine43

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Message » mar. 3 oct. 2017 - 17:50

diproj a écrit :Pour ce qui est de la polyvalence elle existait avant même que vous en parliez sur le forum au moins dans la petite et la moyenne exploitation.

Tout à fait d'accord.
J'ai travaillé en entreprise privée, associative, et actuellement publique. J'ai toujours été polyvalent, que ce soit en cabine dans le hall ou en salle...
Il m'est arrivé d'être coursier pour récupérer affiches, films et autres dans les stocks autour de Paris. De faire l'entretien des salles (changements de housses, dossiers fauteuils, des lampes éclairage salle) de filer un coup de main aux hôtesses pour la confiserie, de ramasser les papiers entre deux séances, d'être présent dans le hall pour le contrôle des tickets, coller des 4x3, le montage des PLV, (y a eu des prises de tête). Je n'avais pas l'impression d'être "exploité" mais de contribuer au bon fonctionnement du ciné.
Aujourd'hui je suis dans un ciné intercommunal, outre le travail en cabine, je fais la caisse, je distribue les programmes, commande les affiches, suis chargé de la sécurité du ciné, fais la grille du programme en accord avec la direction, il m'arrive (eh oui...) de nettoyer les toilettes, passer un coup de serpillères dans les salles quand une boisson a été renversée ou une glace écrasée.
Il y a eu, bien sûr, des coups de blues, de ras le bol, d'envie de claquer la porte... Mais p....n je l'aime ce boulot et depuis le 1er Octobre j'attaque ma 37ème année de cinéma.
Au cinéma, ça sert à rien d'avoir vingt-quatre images à la seconde, on n'en voit qu'une. (Brèves de comptoir)

projman

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Message » sam. 7 oct. 2017 - 17:04

Bonjour à tous,

Quelqu'un à un lien vers les nouvelles grilles de classification SVP ?
Un document officiel est sortie ?

Merci à vous :D