Gros problème de mise au point sur l'image et son trop fort

Discussions en rapport avec le cinéma et les techniques cinématographiques.
diproj

Avatar du membre
Messages : 3137
Enregistré le : ven. 21 oct. 2011 - 13:17
Localisation : entre les toilettes et la cabine suivant les pannes

Gros problème de mise au point sur l'image et son trop fort

Message » jeu. 4 janv. 2018 - 23:25

A moins que ce soit pour compenser le bruit de fond qui est forcement plus élevé quand la salle est pleine la NR27 est est la norme salle vide entre 27 et 30 db on atteint 35 à 38db salle pleine. En tout cas il est assez courant d"ajuster le son suivant les seances
" Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse ." Woody Allen.
Avec toutes les horreurs que l'homme commet au nom de Dieu il ne va rien rester pour le diable.

supercastor

Messages : 41
Enregistré le : dim. 3 mars 2013 - 8:47

Message » ven. 5 janv. 2018 - 0:17

Je ne comprends pas la logique.
Si le bruit résiduel d'une salle de cinéma pleine est de de 38 dB, alors augmenter le volume de 2 dB (par exemple), cela aurait pour but de faire entendre des sons mixés à 36 dB par l'ingé son ?
Qui mixe des bruits aussi faibles ?

D'ailleurs quand on mixe un film n'y a-t-il pas un "sound audience" joué en permanence vers 40 dB pour permettre aux ingés son de savoir si leur mixage est audible ou pas ?

Le débat me semble en plus facile à trancher : deux mesures au sonomètre salle vide et salle pleine.

Victoria5

Messages : 627
Enregistré le : ven. 4 sept. 2015 - 16:40

Message » ven. 5 janv. 2018 - 11:10

D'un point de vue théorique (mais je n'ai jamais fait de mesures pour le vérifier expérimentalement), les mousses de siège absorberont davantage d'aigus (faible masse et absorption), et les corps des spectateurs davantage de graves (plus de masse mais moins d'absorption), et donc au-delà du niveau, il y a une variation du contenu spectral, qui a une influence importante sur la sensation de niveau (Cf les courbes de Flutcher-Munson, d'où les pondérations A, B et C en mesure en acoustique, les courbes de loudness, etc…).

Victoria5

Messages : 627
Enregistré le : ven. 4 sept. 2015 - 16:40

Message » ven. 5 janv. 2018 - 11:19

supercastor a écrit :D'ailleurs quand on mixe un film n'y a-t-il pas un "sound audience" joué en permanence vers 40 dB pour permettre aux ingés son de savoir si leur mixage est audible ou pas ?


Non, pas de sound audience au mixage.
On considère en général qu'il faut avoir 10dB de marge sur le bruit de fond, donc a minima 48dB de signal pour les éléments les plus faibles si la salle bruisse à 38. Ca me parait très bas et à mon avis il n'y a pas de problème à ce niveau-là, d'autant que sur des moments vraiment très silencieux, une audience "normale" aura tendance à être vraiment très silencieuse aussi, pour porter toute son attention.

Romualdzzz

Messages : 233
Enregistré le : mar. 8 avr. 2008 - 2:21

Message » ven. 5 janv. 2018 - 11:22

supercastor a écrit :Je ne comprends pas la logique.
Si le bruit résiduel d'une salle de cinéma pleine est de de 38 dB, alors augmenter le volume de 2 dB (par exemple), cela aurait pour but de faire entendre des sons mixés à 36 dB par l'ingé son ?
Qui mixe des bruits aussi faibles ?

D'ailleurs quand on mixe un film n'y a-t-il pas un "sound audience" joué en permanence vers 40 dB pour permettre aux ingés son de savoir si leur mixage est audible ou pas ?

Le débat me semble en plus facile à trancher : deux mesures au sonomètre salle vide et salle pleine.

Oui les mesures ça ça me plairait bien. J''aime bien tester ce genre de choses.
Maintenant mon expérience se limite à certaines salles, et je n'ai jamais constaté dans ces salles, de corrélation entre la jauge de spectateurs et la nécessité d'augmenter le volume.
Maintenant, je veux bien comprendre que pour des cinémas qui diffusent les films à des niveaux relativement faibles (en dessous de 5,0), il faille effectivement augmenter dans le cas d'une comédie pour que le rires du public ne couvre pas l'audience.

Romualdzzz

Messages : 233
Enregistré le : mar. 8 avr. 2008 - 2:21

Message » ven. 5 janv. 2018 - 11:34

Victoria5 a écrit :D'un point de vue théorique (mais je n'ai jamais fait de mesures pour le vérifier expérimentalement), les mousses de siège absorberont davantage d'aigus (faible masse et absorption), et les corps des spectateurs davantage de graves (plus de masse mais moins d'absorption), et donc au-delà du niveau, il y a une variation du contenu spectral, qui a une influence importante sur la sensation de niveau (Cf les courbes de Flutcher-Munson, d'où les pondérations A, B et C en mesure en acoustique, les courbes de loudness, etc…).

Oui, complètement d'accord avec ça. Mais dans quelles proportions les réflection secondaires/tertiaires jouent sur la perception par rapport aux sons direct ?
Je parlais simplement de mon expérience pratique : tous les ingés sons que je croisent pour une AVP avec équipe et salle pleine vont tous demander de jouer 1dB au dessus de ce qui a été mixé. Et dans la pratique on se retrouve toujours (90% des cas) à jouer le même volume que l'on avait calé salle vide.