le téléchargement

Discussions en rapport avec le cinéma et les techniques cinématographiques.
Oliv

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Message » lun. 7 juil. 2008 - 18:11

Hé Prad 1352

estepeyo

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Message » mar. 8 juil. 2008 - 18:44

Quatre pirates arrêtés pour avoir filmé et diffusé « Bienvenue chez les Ch'tis »
Leur groupe avait diffusé sur le Net, dès le lendemain de la sortie du film, une version illicite filmée avec un caméscope dans un cinéma.
Quatre Montpelliérains, âgés de 25 à 35 ans, ont été arrêtés par le service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier. Ils sont accusés d'avoir copié et diffusé une contrefaçon du film à succès de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch'tis. Ils ont été mis en examen par un juge d'instruction parisien. Aujourd'hui remis en liberté, ils risquent gros lors de leur procès, qui devrait se tenir l'an prochain.
Ces quatre personnes font partie, selon nos informations, du groupe de pirates CaRNaGe, qui avait diffusé sur certains serveurs spécialisés, dits « top warez », une version de Bienvenue chez les Ch'tis filmée en salle (un « camcording »), et ce dès le 1er mars, soit le lendemain de la sortie officielle en salles. Avant que cette version n'aboutisse finalement, comme toujours, sur les réseaux de peer to peer (eMule, Bittorrent).
L'enquête du SRPJ, orchestrée par la brigade centrale de répression des contrefaçons industrielles et artistiques (BCRCIA), avait débuté en mai, à la suite d'une information judiciaire ouverte contre X par le parquet de Paris après une plainte de Pathé, le distributeur français du film.
Les quatre membres du groupe « warez » tombés entre les mains des policiers ne seront sans doute pas les seuls. Car une autre version piratée du film a elle aussi très vite circulé sur le Net, une copie de très bonne qualité cette fois. Le contrefacteur avait visiblement filmé les images à partir d'un DVD « propre » de post-production, qui aurait été dérobé chez Pathé. Le pirate s'est autorisé au passage un pied-de-nez à l'industrie du cinéma, avec un ironique « Merci Pathé » inséré dans cette version diffusée directement sur les réseaux de P2P.
Les quatre personnes arrêtées risquent gros
Le 3 avril dernier, cette version pirate était classée sixième, à l'échelle mondiale, des téléchargements sur eMule. Le DVD officiel, lui, ne sortira qu'en octobre prochain...
Tous ces éléments auront donc poussé le studio Pathé, en France, ainsi que le détenteur exclusif des droits du DVD pour la Belgique, la société Melimedia, à lancer des actions en justice dans les deux pays. André Melis, le patron de Melimedia, affirmait sur la RTBF voir d'un très mauvais oeil la diffusion de cette copie. Il annonçait qu' une « telle fuite risqu[ait] de faire baisser le chiffre d'affaires de [sa] société de 25 % ».
Les quatre Montpelliérains arrêtés sont passibles de condamnations pour contrefaçon de droit d'auteur et de vidéogramme en bande organisée, de recel en bande organisée et de mise à disposition d'un logiciel destiné au téléchargement illégal d'un film. Ils risquent 500 000 euros d'amende et, surtout, cinq ans de prison ferme. De plus, vu le manque à gagner pour les ayants droit - « des milliards d'euros » selon un proche du dossier -, les dommages et intérêts risquent, eux, d'être plus salés que la mer du Nord.

erwaan too

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Message » sam. 12 juil. 2008 - 17:49

faut quand meme avoir un certain culot pour parler de manque à gagner à propos d'un film qui dépasse les 20 millions d'entrées
mais c'est vrai qu'on a pas le droit de toucher aux symboles nationaux; marianne, la marseillaise, bienvenue chez les ch'tis...
All work and no play makes jack a dull boy

nicolas59

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Message » sam. 12 juil. 2008 - 17:54

et les frites !! paraît qu'il y a des Belges pour réclamer que les frites sont d'origines Belges et qu'on se fait du fric sur leur dos !!! j'vous jure !! pourtant en amérique ils appellent ça french fries ! ça veut tout dire ! :lol:

Abricot

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Message » lun. 14 juil. 2008 - 19:58

Ah bon, on peut téléchargé des films sur le net... je savais pas...

Bon, ok, je le fais surtout pour les films que je passe (pas le temps d'aller les voir) et il faut bien que je puisse en parler afin d'attirer de spectateurs ! Bref je rapporte plus d'argent que je crée de manque à gagner.

Et si comme moi vous avez commencé à vous équipez en bonne télé et home cinéma, je pense que comme moi vous appréciez plus le dvd que le dvdrip !
Abricot, si bon, si doux, si tendre...

alexchpred

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Message » mar. 15 juil. 2008 - 13:18

Abricot a écrit :Et si comme moi vous avez commencé à vous équipez en bonne télé et home cinéma, je pense que comme moi vous appréciez plus le dvd que le dvdrip !


pour encore deux ans max.
Le temps au blue ray de s'imposer et d'obliger tout le monde à tout racheter :x

nicolas59

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Message » mar. 15 juil. 2008 - 14:15

des dvd y en aura toujours ! même après l'avènement du blue ray, les petits distributeurs, les indépendants, les films en serie Z, ils continueront à faire de dvd ! c'est tellement simple et moins cher !

cine9557

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Message » mar. 22 juil. 2008 - 9:06

ImSec a écrit :On parlait déjà de piratage au temps de la K7 audio... :D

Surveiller les screener-maker est pas évident quand on vois la taille des dernières générations de caméscope. De plus, si on enlève les DVD-rip le plus gros soucis ne vient pas des salles de cinéma mais des différents unités de post-production. J'ai eus l'occasion de discuter avec un directeur technique de Gaumont qui m'a expliqué que lors de la sortie des Bronzés 3, le film était disponible le jour même en téléchargement illégale sur le net et dans une qualité remarquable. Ils avaient téléchargé le fichier et essayé de retrouver les différents numéros de série et marquages qu'il y a dans toutes les copies numériques. Ils n'en ont trouvé aucun! Il n'avaient pas été effacés, ce qui impliquerait un travail et des connaissances techniques poussées, mais il s'agissait tout simplement d'une copie du master avant marquage................


Exactement le gros souci est là pour le piratage de qualité, la post production même. Pour le reste c'est bien dommage que les copies piratées de mauvaise qualité sufisent à ceux qui veulent les voir.

Simon

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Message » jeu. 16 avr. 2009 - 11:11

« OSS 117 » et les pirates : défense de filmer dans la salle

Par François Krug | Eco89 | 15/04/2009 | 10H18


Le second épisode d'« OSS 117 » est le film français le plus attendu de l'année. Son distributeur, Gaumont, et les exploitants des cinémas ont multiplié les précautions pour empêcher qu'il soit piraté directement dans les salles, au caméscope. Cryptages informatiques, jumelles infrarouges, amendement spécial dans le projet de loi Hadopi : tout est bon pour lutter contre le « camcording ». Exagéré ?

L'an dernier, « Bienvenue chez les Ch'tis » était disponible en ligne cinq jours après sa sortie. Fureur des professionnels. Cette copie illégale qui circulait sur le web n'a pourtant pas empêché le film de connaître le succès en salles comme en DVD.

Quelques mois plus tard, quatre Montpelliérains étaient mis en examen pour avoir filmé « Les Ch'tis » et, surtout, pour en avoir tiré un DVD pirate vendu sous le manteau.
« Le moteur, c'est l'argent »

Une preuve que le « camcording » n'est pas qu'un jeu entre internautes, estime Frédéric Delacroix, délégué général de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa), organisation chargée de défendre les intérêts de l'industrie du cinéma :

« Il y a l'amateur occasionnel qui fait ça pour le fun. Et ceux qui font ça pour le fric. Aujourd'hui, le moteur c'est l'argent. »

Le « camcording » n'est pourtant pas une pratique courante dans les salles. « Pas courante, mais fréquente pour les films à forte notoriété », assure Frédéric Delacroix. Selon lui, le piratage dans les salles sert surtout à alimenter les sites illégaux :

« Il y a des connexions entre cette délinquance et les sites. Pour générer du trafic, il faut apporter des nouveautés. »

Des bobines livrées au dernier moment

La nouveauté la plus recherchée dans les semaines qui viennent, ce sera justement « OSS 117 : Rio ne répond plus ». Et le danger ne vient pas forcément de simples spectateurs.

Le « camcording » peut aussi être pratiqué lors des avants-premières, des projections de presse ou lors des tests effectués par les projectionnistes. Ceux-ci n'ont eu accès à l'intégralité du film qu'au dernier moment, raconte François Clerc, directeur de la distribution de Gaumont :

« Pour les copies traditionnelles, en 35 mm, nous en avons livrées 70% la veille, et 30% le lendemain. »

Les copies numériques, elles, n'ont pas de support physique. Le code permettant d'accéder au serveur du distributeur est envoyé par e-mail aux exploitants. Mais ceux-ci doivent aussi disposer d'une « clé », un code de cryptage fourni séparément.

Et une consigne a été donnée aux patrons des salles : « vérifier qu'il n'y avait personne dans la salle » lors des projections-tests.
Des jumelles infrarouges pour James Bond

Les exploitants, eux, ne sont pas bavards. La Fédération nationale des cinémas français, leur syndicat professionnel, n'a pas donné suite à nos sollicitations. Le réseau UGC non plus.

Dans une salle de cinéma, un employé traque les camcorders avec des jumelles infrarouges (DR)C'est pourtant dans une salle UGC qu'un lecteur d'Eco89, travaillant dans le cinéma, a constaté que le « camcording » était décidément pris très au sérieux (photo ci-contre) :

« Je suis allé voir le dernier James Bond le lendemain de sa sortie. Pendant la projection, un employé surveillait la salle avec des jumelles infrarouges. Il m'a expliqué qu'il allait le faire pendant les deux premières semaines d'exploitation du film. »

Bizarre ? C'est pourtant le meilleur moyen de repérer les caméras dans le noir, explique Frédéric Delacroix, de l'Alpa :

« Les jumelles sont souvent utilisée par les distributeurs lors d'une avant-première, même si ça peut paraître un peu saugrenu. »

Le nouveau combat de Frédéric Lefebvre

Le « camcording » est peut-être une pratique marginale, mais le député UMP Frédéric Lefebvre l'a jugé suffisamment dangereux pour y consacrer un amendement au projet de loi Hadopi :

« Est également un délit de contrefaçon toute captation totale ou partielle d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle en salle de spectacle cinématographique. »

Le projet de loi ne devait pourtant concerner qu'Internet. Et les textes existants permettaient déjà de sanctionner le « camcording ». Interrogé par Eco89, Frédéric Lefebvre avait défendu cet amendement en assurant que le piratage au caméscope condamnait de nombreuses salles à la fermeture.

Moins catégorique, Frédéric Delacroix estime que l'amendement du député UMP permettait de « clarifier les choses au niveau des forces de l'ordre lorsqu'elles sont sollicitées par les exploitants ».
L'argument artistique

Une paire de jumelles et un amendement de Frédéric Lefebvre ne suffiront sans doute pas à mettre fin au « camcording ». Et pour le nouvel épisode d'« OSS 117 », il sera difficile de surveiller toutes les salles en permanence, admet François Clerc :

« C'est une grosse sortie, 586 copies, cinq séances par jour. Ça fait quand même près de 3 000 séances par jour en France. »

A défaut de débusquer les adeptes du « camcording » dans le noir, le directeur de la distribution de Gaumont mise sur l'argument artistique pour dissuader les internautes de visionner une version piratée :

« Ce sont des copies de mauvaise qualité. Il n'y a pas la totalité de l'image, surtout pour un film en « scope » et avec des « screen splits » comme « OSS 117 ». »

Les paris sont ouverts : combien de jours faudra-t-il pour qu'une copie « camcordée » soit disponible en ligne ?


le lien vers l'article : http://eco.rue89.com/2009/04/15/oss-117 ... s-la-salle

Malypa

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Message » jeu. 16 avr. 2009 - 12:02

C'est bête à dire mais le "camcording" et le "transfert" sont dans les grandes lignes la même opération (seules les conditions qualitatives changent).

Le premier sert à diffuser des copies pirates, le second à créer des DVDs officiels.

Ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui un excellent camcording sera équivalent voire supérieur à un mauvais transfert en terme de qualité.

Certains pirates mériteraient probablement de travailler comme techniciens pour l'industrie des loisirs culturels.

Comme toujours le débat autour du P2P est basé sur des fondamentaux qui tiennent de la duperie.

Les spectateurs préféreront voir gratuitement un film dont ils savent que le rapport prix de la place/qualité tient de l'escroquerie.

Et la qualité pour le spectateur: Ce n'est pas la qualité de l'image ou du son ! Ce n'est même pas la qualité artistique ! C'est le plaisir éprouvé, rien d'autre, les gens qui apprécient les deux premiers éléments cités sont des marginaux (projectionnistes et critiques de cinéma !).

Attention, je dis pas que c'est une bonne chose, juste qu'il faut se rendre à l'évidence:

Tant qu'on laissera les télévisions peser sur le contenu des films de cinéma comme ça se passe actuellement avec les mécanismes de financement de la production, on passera notre temps à sortir des bouses qui feront peu d'entrées et qui seront aussitôt piratées (à vue de nez 80% de ce qui sort).
Je met un smiley humour ou on part sur une base saine en décrétant que tout ce que je pourrais éventuellement écrire dans la suite de ce thread sera de l'ironie cynique bon marché ?

alexchpred2

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Message » jeu. 16 avr. 2009 - 14:19

Dans le genre piratage j'ai été sidéré de tomber il y'a deux jours sur le film "x-men origins" image qualité DVD et.... montage définitif en attente de trucage!!!
En gros tu pouvais voir tout le film mais avec des rendus 3-D grisé non définitif, des filins accroché au dos des acteurs, l'écran derriére les motos/voitures ou le paysage défile...

Et aprés les distributeur nous font croire que la salle de cinéma "public" est le lieu principal du piratage -_-

nicolas59

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Message » jeu. 16 avr. 2009 - 14:41

je suis d'accord avec toi malypa, les télés ont trop de présence dans la production cinema, mais c'est aussi grace aux télés qu'on a tout ces films, sans eux la production française ne serait que de quelques films par an, à peine plus que l'angleterre ou l'italie parce qu'on a le cnc nous.

Mais au début de la télé, ils étaient férocement ennemis, les techniciens et producteurs du cinéma ont exigé que les chaines de télé ne diffuse aucun film le mercredi soir ( jour de sortie) puis le samedi soir puis le vendredi soir, afin de préserver leurs entrées au cinema.

Depuis canal plus est passé par là, tout à changer, les frères ennemis sont devenus les meilleurs amis, impossible maintenant pour un film de se passer de l'apport financier des télés, et ces dernières ont trop besoin de film qui ramènent du monde devant leurs programmes.

Après on peut critiquer les conditions imposées par la chaine de télé sur le scénario mais il y a beaucoup de chaine " la journée de la jupe" a été entièrement financée par ARTE et c'est pas vraiment un film grand public. TF1 veut du grand public et va financer les films que les producteurs, scénaristes, et autres co producteurs veulent eux aussi grand public, tout le monde s'y retrouve.

Bref le seul qui a le choix c'est le spectateurs lui même !
tiens gamin ! prend ce ballon et va jouer sur l'autoroute ! :D

Malypa

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Message » jeu. 16 avr. 2009 - 23:54

Juste un petit mot pour dire comme on marche sur la tête:

La sortie cinéma sert de tête de pont au film pour son passage télévisuel, en tout cas c'est comme ça que les exécutifs de l'industrie télévisuelle voient la chose.

Mais plus que tout autre média, c'est la promo télévisée qui fait les entrées des films !

"La Journée de la Jupe" c'est même un exemple extrême de ça vu qu'il est passé à la télé avant de sortir en salles... et que... ça marche !

La question c'est: qui a le plus besoin de l'autre ?

Et la réponse elle nous fait pas plaisir en tant que salariés de la branche exploitation parce que la télévision n'a en fait pas besoin de l'exploitation vu qu'elle est implantée dans 98% des foyers.

Service à domicile et désormais en HD... avec des recettes publicitaires qui dépassent tout ce qu'on peut faire en salle et à partager entre moins de gens.

Actuellement la fréquentation ne repose que sur le prestige supposé de la séance en salle, sur le calendrier de vie des films et sur un certain nombre d'irréductibles spectateurs qui ne jurent que par le grand écran.

Cette fréquentation me semble condamner à décliner lentement (ce qui n'empêche pas l'industrie du cinéma de se masturber sur les chiffres chaque année pour faire croire que tout va bien...).

Que dire de la prochaine génération qui aura eu accès au film par tous les autres moyens dès le plus jeune âge ? (Avec une Télé HD 42" dans le salon, le DVD, la VOD, le DivX...)

C'est paradoxal mais pensez-y:

Les pirates sont nos meilleurs clients, ce sont des gens qui veulent du film par n'importe quel moyen et qui n'en excluent aucun.

Il faut leur offrir de la qualité et de l'originalité, pas forcément de la profusion, je ne suis même pas sûr que le prix de la place soit un facteur réellement discriminant pour la majorité de ceux qui fréquentent déjà nos salles.

Notre ennemi intérieur, ce sont ceux qui veulent transformer les films en machines à temps de cerveaux disponibles, standardisés et prêts à être saucissonnés pour insérer de l'écran pub lors du passage télé.

Parce que si la qualité baisse, les gens vont déserter les salles, sûrement pas leur propre salon alors que la télévision leur semble être un média gratuit qui diffuse la même chose.

Maly.
Je met un smiley humour ou on part sur une base saine en décrétant que tout ce que je pourrais éventuellement écrire dans la suite de ce thread sera de l'ironie cynique bon marché ?

Jean500

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Message » mer. 21 août 2019 - 20:01

Malypa a écrit :Juste un petit mot pour dire comme on marche sur la tête:

La sortie cinéma sert de tête de pont au film pour son passage télévisuel, en tout cas c'est comme ça que les exécutifs de l'industrie télévisuelle voient la chose.

Mais plus que tout autre média, c'est la promo télévisée qui fait les entrées des films !

"La Journée de la Jupe" c'est même un exemple extrême de ça vu qu'il est passé à la télé avant de sortir en salles... et que... ça marche !

La question c'est: qui a le plus besoin de l'autre ?

Et la réponse elle nous fait pas plaisir en tant que salariés de la branche exploitation parce que la télévision n'a en fait pas besoin de l'exploitation vu qu'elle est implantée dans 98% des foyers.

Service à domicile et désormais en HD... avec des recettes publicitaires qui dépassent tout ce qu'on peut faire en salle et à partager entre moins de gens.

Actuellement la fréquentation ne repose que sur le prestige supposé de la séance en salle, sur le calendrier de vie des films et sur un certain nombre d'irréductibles spectateurs qui ne jurent que par le grand écran.

Cette fréquentation me semble condamner à décliner lentement (ce qui n'empêche pas l'industrie du cinéma de se masturber sur les chiffres chaque année pour faire croire que tout va bien...).

Que dire de la prochaine génération qui aura eu accès au film par tous les autres moyens dès le plus jeune âge ? (Avec une Télé HD 42" dans le salon, le DVD, la VOD, le DivX...)

C'est paradoxal mais pensez-y:

Les pirates sont nos meilleurs clients, ce sont des gens qui veulent du film par n'importe quel moyen et qui n'en excluent aucun.

Il faut leur offrir de la qualité et de l'originalité, pas forcément de la profusion, je ne suis même pas sûr que le prix de la place soit un facteur réellement discriminant pour la majorité de ceux qui fréquentent déjà nos salles.

Notre ennemi intérieur, ce sont ceux qui veulent transformer les films en machines à temps de cerveaux disponibles, standardisés et prêts à être saucissonnés pour insérer de l'écran pub lors du passage télé.

Parce que si la qualité baisse, les gens vont déserter les salles, sûrement pas leur propre salon alors que la télévision leur semble être un média gratuit qui diffuse la même chose.

Maly.


Malheureusement, c'est le cas aujourd'hui surtout avec les applications comme Netflix :(
Modifié en dernier par Jean500 le mar. 27 août 2019 - 20:42, modifié 1 fois.

Coeur Noir

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Message » jeu. 22 août 2019 - 0:04

Netflix ( et les autres ) n'est pas le problème…

Le problème c'est que toutes les salles n'accèdent pas partout aux « bons » films aux bons moments - c'est à dire quand les spectateurs dorénavant biberonnés à l'instantanéité d'internet ont encore envie de voir tel film, là ils se trouvent, dans un ciné accessible, géographiquement et pécuniairement parlant.

Là où la numérisation / dématérialisation aurait dû aider tous les exploitants, partout, en même temps, à accéder à toutes sortes de films plus vite et avec davantage de souplesse de programmation ( puisque moins de logistique lourde en copies physiques ) et bien non, on a toujours des plans de sortie figés en « copies » et des exigences de programmation parfois / souvent absurdes de la part des distributeurs ( ça va du nombre de séances jusqu'aux horaires ! )

Aujourd'hui tous les contenus multimédias et audiovisuels ( musique, jeux, infos, bouquins, etc… ) sont disponibles sur tout le territoire dès leur publication. Tous sauf les films au cinéma, car certains d'entre-eux mettront 3,4, 6 ou + semaines à arriver dans une salle près du spectateur potentiel… C'est complètement anachronique !