
7 - La victime se plaint d’un malaise
La victime est consciente, ne se sent pas bien et présente des
signes
visibles de malaise.
7.1 Définition
![]()
Un malaise est une sensation pénible traduisant
un trouble du fonctionnement
de l’organisme, sans que le sujet qui l'éprouve puisse
en identifier obligatoirement
l’origine. Il peut être fugace ou durable, de survenue brutale
ou progressive.
Un malaise traduit une défaillance, temporaire ou durable, d’une
partie de l’organisme, sans que ce trouble entraîne initialement
une inconscience, un arrêt respiratoire ou un arrêt cardiaque.
Certaines personnes présentent des malaises répétitifs,
souvent identiques (cardiaques, diabétiques, asthmatiques).
7.2 Risques
![]()
Certains malaises sont dits graves car ils peuvent
être révélateurs d’une situation pouvant à tout moment entraîner une détresse vitale.
Ces malaises graves appellent une réponse immédiate par l’intervention
des secours d’urgence, éventuellement après administration
du traitement prescrit à la victime pour ce type de situation.
7.3 Conduite à tenir
![]()
Devant une victime consciente, qui dit ne pas se sentir bien.
1. Observer les signes de malaise. Le sauveteur peut rencontrer diverses situations
qui traduisent la gravité d un malaise et qui nécessitent
le recours à un avis médical immédiat.
La victime réagit et répond aux questions.
– Elle ressent une douleur serrant la poitrine ou une douleur du
ventre intense, qui dure ou qui se répète.
– Elle a froid, est couverte de sueurs abondantes, sans avoir fourni
d’effort ou sans que la chaleur environnante soit importante ; elle présente
une pâleur intense.
Chez la victime à peau halée ou colorée,
la pâleur peut être appréciée à la face interne des lèvres.
– Elle a du mal à respirer, ne peut plus parler ou le fait
avec grandes difficultés.
– Elle présente une paralysie du bras ou de la jambe, même
transitoire, a du mal à parler et a la bouche déformée.
2. Mettre la victime au repos. La victime doit être mise au repos immédiatement.
Il faut la rassurer en lui parlant sans énervement, la calmer.
Si la victime est agitée, l’isoler.
En cas de gêne respiratoire, l’installer en position assise
ou demi-assise ; dans les autres cas, l’allonger sauf si elle adopte spontanément
une autre position.
3. S’enquérir de son état
de santé habituel. Poser
quelques questions simples à la victime ou à son entourage pour avoir des renseignements
utiles pour la suite :
– Depuis combien de temps dure ce malaise?
– Avez-vous déjà présenté ce type de
malaise?
– Prenez-vous des médicaments?
– Avez-vous été gravement malade ou hospitalisé
?
4. Prendre un avis médical. Le sauveteur doit obtenir immédiatement un
avis médical ou appeler une structure spécialisée dans
l’urgence médicale (Centre 15).
Cet appel ne doit pas être différé, même à
la demande de la victime.
Le sauveteur veillera à transmettre de façon précise
ce qu il a observé et entendu.
5. Surveiller la victime. Parler régulièrement à la victime.
– Si elle parle, elle est consciente : poursuivre la surveillance
et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter.
– Si elle ne répond plus, pratiquer les gestes qui peuvent
alors s’imposer.
Signaler l’aggravation en rappelant les secours.
7.4 Cas particulier
![]()
Prise habituelle de médicament ou
de sucre
Dans certaines maladies, un traitement particulier
doit être pris en cas de malaise.
Dans ces cas, le traitement et les doses à prendre sont connus
par la victime et ont fait l’objet d’une prescription préalable par
son médecin.
1. Si une victime le demande, ou sur consigne du médecin du centre
15 préalablement alerté, il faut aider la personne à prendre ce traitement
en respectant les doses prescrites par son médecin.
2. De même, si une victime demande spontanément du sucre,
lui en donner, de préférence en morceaux.
TAB. 7.1 – La victime consciente se plaint d’un malaise.