diproj a écrit:que vont devenir les installateurs un fois terminé la maintenance vas t"elle générer assez de travail pour tous les techniciens qui ont été embauches pour les installations ??
Une maintenance annuelle, par cabine, ça prends dans les 4 heures en moyenne, quand c'est bien fait (j'ai ouïe dire que parfois c'était un peu bâclé - admettons que ça n'existe pas).
Si tu ne comptes pas les déplacements (il y en a pourtant), avec 5465 écrans, ça donne 21860 heures de boulot.
On va dire que la journée de travail fait 8 heures (ça fera grincer les dents à Martine, mais bon) - soit 2736 (arrondi au supérieur) jours de boulot.
Admettons qu'on technicien bosse dans les 225 jours par an (c'est à peu près le cas de tous les employés en "full time"), ça nous donne donc du boulot pour un peu plus de 12 personnes. On va dire 13 personnes.
13 personnes, ça fait peu - mais faut rajouter les deux paramètres :
* y'a des déplacements (aller au cinéma, en revenir) - mais d'une autre côté, sur les multiplexes ces déplacements peuvent être factorisés (on se déplace 1 fois pour traiter N cabines d'un coup). Il existe 2047 exploitations, pour 5465 écrans - soit en gros (pas très exact, mais bon, nous sommes "dans les grandes lignes"), ça donne 2,66 écran par complexe
* il est rare qu'un employé puisse être employé dans ses missions à 100% de sa capacité - Quand on atteint les 80% de capacité, c'est déjà pas mal.
Du coup, pour les déplacements, comptons 1 journée (1/2 journée préparation+aller, 1/2 journée retour de resto) par exploitation. Soit 2047 jours de travail en plus.
Ca nous donne un total de jours de 4 783 jours de boulot (entretiens plus déplacements A/R).
Si on considère qu'un employé est à 80% exploité sur ce type de missions, cela signifie qu'un employé va servir sur ces missions pendant 172 jours par an.
Du coup, ça donne donne à la grosse presque 28 personnes pour entretenir toutes les cabines de France 1 fois par an (l'entretien annuel).
On doit pas être très loin de la vérité je pense : une trentaine de spécialistes pour assurer la maintenance annuelle des cabines, ça parait réaliste.
Maintenant, il faut également rajouter des interventions en cas de pépin. Là, c'est plus difficile à chiffrer car selon les exploitations et les installateurs, les politiques sont parfois diamétralement opposées : il y a des installateurs qui font tout (jusqu'au changement de lampe, si si !) et d'autres qui ne se déplacent qu'en cas de panne vraiment hardcore (genre intervention sur light engine) en laissant les opérations de maintenance basiques à l'opérateur (genre changement de carte ICP ou autre changement de redresseur).
A vue de nez, au max, je dirais qu'il y a du boulot pour une grosse 50aine de techniciens - pour ce qui relève de l'entretien sur site (annuel planifié, comme curatif au coup de sifflet).
Distance : La seule chose que les riches soient prêts à accorder aux pauvres, en souhaitant qu'ils la gardent.